Luc Ferrandez se porte à la défense du Grand Prix de Formule 1

Les travaux augmenteront la capacité des loges situées au-dessus des garages à 5000 personnes, comparativement à 1800 personnes actuellement.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Les travaux augmenteront la capacité des loges situées au-dessus des garages à 5000 personnes, comparativement à 1800 personnes actuellement.

Montréal a approuvé mercredi matin l’octroi du contrat de 60 millions de dollars pour la réfection des paddocks au circuit Gilles-Villeneuve. La facture est élevée, mais elle est justifiée, estime le responsable des grands parcs de l’administration Plante, Luc Ferrandez, qui a qualifié l’événement de « grande fête populaire » à Montréal.

Le contrat accordé au plus bas soumissionnaire, Groupe Geyser inc., prévoit le remplacement des équipements des paddocks, datant de 1988, selon les exigences de la Fédération internationale de l’automobile (FIA) et de la Formula One World Championships. Ces travaux augmenteront la capacité des loges situées au-dessus des garages à 5000 personnes, comparativement à 1800 personnes actuellement.

À l’origine, le coût du projet était évalué à quelque 30 millions. Les coûts ont finalement doublé.

« Aujourd’hui, ce n’est pas tellement que nous allons de l’avant, c’est que nous choisissons de ne pas reculer », a expliqué Luc Ferrandez lors de la réunion hebdomadaire du comité exécutif.

L’élu a rappelé que le maire Coderre avait jugé ce projet coûteux et que son bras droit, Pierre Desrochers, s’était même rendu en Europe afin de rencontrer le grand patron de la F1, Bernie Ecclestone, pour tenter de réduire les investissements requis par la Ville, mais en vain.

« Aujourd’hui, nous faisons un équipement hors du commun par rapport à nos standards sans doute, mais pas par rapport aux standards de la F1. Est-ce que c’est un investissement qui correspond à ce que la F1 est à Montréal ? La réponse est oui. Le Grand Prix de Montréal est unique dans les Grands Prix à travers la planète. Il y a seulement quatre Grands Prix qui attirent autant de monde que celui de Montréal », a relaté M. Ferrandez.

Il a précisé que 48 % des spectateurs du Grand Prix venaient de la région montréalaise : « Les impacts ont été mesurés. On les a mesurés encore. C’est une décision qui, économiquement, a du sens ».

« Les prix d’accès [au site] sont les plus bas au monde. Donc, c’est aussi une grande fête populaire, a-t-il poursuivi. Pour toutes ces raisons, il est hors de question aujourd’hui de reculer sur cet investissement qui va continuer de jouer pour Montréal un rôle prépondérant, un rôle majeur pour le tourisme et sur la personnalité de la Ville. »