Le directeur général quitte ses fonctions à la demande de Plante

La mairesse de Montréal, Valérie Plante
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La mairesse de Montréal, Valérie Plante

Le directeur général de la Ville de Montréal, Alain Marcoux, quittera son poste dans trois mois, a annoncé Valérie Plante mercredi. La mairesse a expliqué qu’elle voulait apporter du renouveau à ce poste-clé en fonction des priorités de son administration.

Selon la mairesse, les parties se sont entendues pour mettre un terme au contrat de M. Marcoux, 72 ans, qui avait été nommé à ce poste en 2013 par Denis Coderre. Un processus de sélection pour lui trouver un successeur sera lancé dans les prochains jours.

Photo: Ville de Québec Alain Marcoux

L’administration souhaite pourvoir le poste d’ici trois mois et M. Marcoux demeurera dans ses fonctions pendant cette période.

Il ne s’agit pas d’un désaveu à l’égard du travail de M. Marcoux, a assuré Mme Plante, qui l’a décrit comme un gentleman.

« M. Marcoux a 50 ans de service public derrière la cravate — derrière le noeud papillon, devrais-je plutôt dire, parce que M. Marcoux ne porte pas de cravate. C’est vraiment de façon harmonieuse que cette séparation se fait », a indiqué la mairesse.

Le départ du d.g. ne coûtera rien aux Montréalais puisque le contrat d’Alain Marcoux ne prévoyait aucune indemnité à cet effet, a précisé Mme Plante.

Ancien ministre au sein du gouvernement de René Lévesque et ex-d.g. de l’ancienne Ville de Sainte-Foy, Alain Marcoux occupait les fonctions de d.g. de la Ville de Québec depuis 2006 avant d’être embauché par Denis Coderre en 2013 pour un contrat de huit ans avec un salaire annuel de 315 000 $. Valérie Plante l’avait maintenu à son poste à son arrivée au pouvoir.

L’administration a tracé les grandes lignes du profil recherché et ne se limitera pas à des candidatures à l’interne. D’autres changements dans la haute fonction publique pourraient être faits, a dit la mairesse.

Les syndicats applaudissent

L’annonce du départ de M. Marcoux a réjoui la présidente du Syndicat des fonctionnaires municipaux, Francine Bouliane, qui représente quelque 10 000 cols blancs.

« La première chose qu’il a faite à son arrivée en poste, c’est d’implanter le Plan quinquennal de main-d’oeuvre [PQMO] qui consistait à abolir un poste vacant sur deux », a-t-elle relaté. L’embauche d’un nouveau d.g. permettra de « repartir sur de nouvelles bases », espère-t-elle.

Les relations étaient aussi tendues avec les pompiers. « Dès l’arrivée de M. Marcoux, à l’époque, les relations de travail n’ont cessé de se dégrader, non seulement avec les pompiers, mais aussi avec l’ensemble de la fonction publique municipale », a soutenu le président de l’Association des pompiers de Montréal, Ronald Martin, par voie de communiqué.

Alain Marcoux quittera ses fonctions dans trois mois, à l’arrivée de son successeur.