Trottoirs plus larges et nouvelle marquise pour la plaza Saint-Hubert

La future Plaza sera dotée de trottoirs plus larges et d’une marquise qui ne devrait plus servir d’abri pour les colonies de pigeons.
Photo: Ville de Montréal La future Plaza sera dotée de trottoirs plus larges et d’une marquise qui ne devrait plus servir d’abri pour les colonies de pigeons.

L’administration de Valérie Plante a présenté mercredi une nouvelle mouture du projet de réaménagement de la Plaza Saint-Hubert dont le coût atteint maintenant 55 millions de dollars, soit 6 millions de plus que prévu. La future Plaza sera dotée de trottoirs plus larges et d’une nouvelle marquise qui ne devrait plus servir d’abri pour les colonies de pigeons.

La Ville veut profiter de travaux d’aqueducs et d’égouts pour améliorer l’esthétique de l’artère commerciale située dans Rosemont–La Petite-Patrie. L’administration de Denis Coderre avait annoncé le projet l’an dernier, mais en arrivant au pouvoir, Projet Montréal a voulu apporter plusieurs modifications aux plans initiaux, ce qui a fait passer la facture de 49 à 55 millions.

Une voie de circulation

La chaussée de 6,6 mètres ne comportera qu’une seule voie de circulation, que se partageront les voitures et les vélos. Elle sera bordée, du côté ouest, d’une rangée de 145 espaces de stationnement pour les voitures.

Le projet d’origine comportait des espaces de stationnement en alternance de part et d’autre de la rue, mais ce concept rendait très difficiles le déneigement et le nettoyage de l’artère. L’administration Plante a préféré un concept plus classique et plus simple, a indiqué le conseiller de Saint-Édouard, François Limoges.

Le retrait de places de stationnement dans la rue Saint-Hubert sera compensé par l’ajout de parcomètres dans les rues perpendiculaires, a-t-on fait valoir.

Les pigeons

La marquise installée depuis plus de 30 ans sera démantelée et remplacée par une structure plus légère et plus contemporaine. La nouvelle marquise composée d’acier et de panneaux de verre sera presque à plat, avec une pente minime de 2 % pour permettre l’écoulement de l’eau. Mais il ne sera pas nécessaire de la déneiger puisqu’elle pourra porter jusqu’à cinq mètres de neige, a-t-on précisé.

Et surtout, les pigeons ne pourront plus nicher sous la nouvelle marquise compte tenu de sa figuration, a expliqué le maire de Rosemont–La Petite-Patrie, François Croteau. L’élu ignore cependant où les volatiles iront se réfugier : « Ce sont les pigeons qui vont décider eux-mêmes où ils vont nicher. »

Les trottoirs seront élargis et feront près de 6 mètres de large, ce qui permettra l’aménagement de terrasses.

L’administration Plante a décidé d’opter pour des pavés de béton et des bordures de granit, ce qui contribue à faire grimper la facture du projet. Valérie Plante estime toutefois que cette dépense supplémentaire est justifiée compte tenu de la durabilité des matériaux choisis.

Arbres coupés

Quant aux arbres qui seront plantés en retrait de la marquise, leur nombre doublera pour atteindre 200. Mais l’administration prévient qu’elle devra abattre tous les arbres existants dont la croissance a été contrainte par la marquise.

« C’est malheureux d’avoir à les couper, mais en même temps, ce ne sont pas des arbres qui auraient pu s’épanouir. Même si on avait pu les garder, ils sont en difficulté », a soutenu François Limoges.

Le chantier débutera en août 2018 et se déroulera par tronçons. Il devrait être achevé à la fin de 2020. « On veut prendre tous les moyens nécessaires pour minimiser l’impact négatif sur les commerçants », a dit la mairesse Plante, qui promet aussi des mesures compensatoires pour eux.

55 millions
Ventilation des coûts

31 millions : infrastructures souterraines et aménagement de surface

22 millions : remplacement de la marquise

2 millions : interventions complémentaires

D’ici l’automne, l’administration mettra en place un programme d’allégement fiscal pour les commerçants qui subissent les impacts de chantiers, a-t-elle assuré.

Les représentants des marchands se sont montrés optimistes. « Un projet d’une telle ampleur ne fera jamais l’unanimité », a fait remarquer Alain Delisle, président du conseil d’administration de la Société de développement commercial (SDC) de la Plaza Saint-Hubert.

« Chacun doit regarder un projet comme celui-là dans son ensemble et non pas pour son bénéfice personnel. Je suis convaincu de la réussite et du rayonnement futur de la nouvelle Plaza. »