Montréal dit pouvoir compter sur l’appui financier de Québec et d’Ottawa pour la Coupe du monde de soccer

On saura le 13 juin prochain si la candidature nord-américaine est choisie par la FIFA.
Photo: Alexander Nemenov Agence France-Presse On saura le 13 juin prochain si la candidature nord-américaine est choisie par la FIFA.

La Ville de Montréal n’a pas obtenu d’engagements chiffrés, mais elle a assuré vendredi qu’elle a en main des ententes attestant que Québec et Ottawa assumeront le tiers des coûts de sa candidature pour l’organisation de matchs de la Coupe du monde de soccer en 2026.

La responsable des sports au comité exécutif de la Ville de Montréal, Rosannie Filato, a affirmé vendredi que toutes les conditions ont été remplies pour permettre à la métropole d’officialiser sa candidature.

« Autant le gouvernement provincial que le gouvernement fédéral se sont engagés par écrit à investir un tiers des coûts avec la Ville de Montréal », a-t-elle dit lors d’une conférence de presse confirmant le dépôt des candidatures de Montréal, de Toronto et d’Edmonton comme villes hôtesses en vue de la Coupe du monde de soccer 2026.

Les coûts définitifs, que la Ville estime pour l’instant à 150 millions de dollars, dépendront des exigences de la FIFA. À condition, bien sûr, que l’Amérique du Nord soit préférée au Maroc pour l’organisation de la prestigieuse compétition.

Mercredi, le cabinet du ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, répondait simplement que « la contribution du gouvernement du Québec est conditionnelle à celles de la Ville de Montréal et du gouvernement du Canada » et que les engagements respectifs de chaque ordre gouvernemental « pourront être convenus lorsque la nature des besoins et les prévisions de coûts seront précisées en fonction des exigences de la FIFA ».

Trump nuisible ?

On saura le 13 juin prochain si la candidature nord-américaine est choisie par la FIFA. D’ici là, les représentants des États-Unis, du Mexique et du Canada s’activeront pour convaincre les 211 membres du Congrès de la FIFA — qui représentent chacun des associations nationales — de leur accorder leur vote.

Des reportages publiés par plusieurs médias américains au cours des dernières semaines laissent entendre que la présidence de Donald Trump pourrait nuire à la candidature des trois pays. Le secrétaire général de Soccer Canada, Peter Montopoli, estime que le controversé président américain ne complique pas l’effort de persuasion.

« Nous travaillons avec nos deux partenaires, a-t-il prudemment déclaré. Je crois que c’est un atout pour tout le monde que le Canada soit à la table à mesure que nous avançons. »