Hausses de taxes: de l’amateurisme, dit Luc Ferrandez

Le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir Le maire du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez

Luc Ferrandez a mal choisi ses mots. Voilà comment Valérie Plante a réagi aux propos tenus par le maire du Plateau-Mont-Royal, qui lors d’une entrevue radiophonique mercredi a soutenu que Projet Montréal avait fait preuve d’« amateurisme » en promettant, lors de la campagne électorale, de limiter les hausses de taxes à l’inflation.

« La taxe, c’est vraiment une balle courbe, c’est vraiment une erreur de notre part. Il n’aurait jamais fallu promettre ça en campagne électorale. C’était de l’amateurisme », a expliqué mercredi matin Luc Ferrandez au micro de Paul Arcand, qui le questionnait sur le mécontentement de nombreux Montréalais à l’endroit de l’administration Plante.

Rappelons que dans le cadre d’un sondage Ipsos-La Presse publié mercredi, près de 60 % des 502 répondants se sont dits insatisfaits de la performance de l’administration de la mairesse. Ils se sont montrés particulièrement mécontents — dans une proportion de 77,2 % — à l’égard des hausses de taxes de 3,3 % décrétées par l’administration Plante-Dorais.

Luc Ferrandez ne s’inquiète pas de cette insatisfaction, mais s’est dit surpris de son ampleur.

La mairesse Plante a nié que son parti ait fait preuve d’amateurisme concernant les taxes. Elle a dit avoir discuté avec le maire du Plateau à l’issue de l’entrevue.

Je pense que M. Ferrandez a mal choisi ses mots


« On aurait dû être plus prudents quand on a parlé des taxes en campagne électorale », a-t-elle expliqué aux journalistes. La mairesse a fait valoir que l’administration ignorait l’état véritable des finances. À son arrivée au pouvoir, elle a constaté un écart budgétaire de 356 millions, a-t-elle rappelé.

Cela dit, elle n’entend pas ordonner aux membres de son équipe de cesser de s’exprimer sur les dossiers.