Harcèlement sexuel: le code d’éthique des élus montréalais sera modifié

La conseillère Cathy Wong a été chargée de dépoussiérer le code d'éthique afin d’y inclure un article sur le harcèlement sexuel.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La conseillère Cathy Wong a été chargée de dépoussiérer le code d'éthique afin d’y inclure un article sur le harcèlement sexuel.

Montréal entend mettre à jour le code d’éthique des élus afin d’y inclure un article sur le harcèlement sexuel.

Après chaque élection municipale, les villes sont tenues d’adopter leur code d’éthique. Le document décrit les règles de conduite des élus, définit les conflits d’intérêts et précise les obligations des élus lorsque des cadeaux leur sont remis. C’est à la Commission de la présidence, présidée par la conseillère Cathy Wong, que revenait la responsabilité de dépoussiérer le code.

L’ancien code stipulait simplement que les élus montréalais devaient « en tout temps agir avec respect à l’égard des autres membres du conseil ». La nouvelle version du code proposée par la Commission de la présidence indique que l’élu doit non seulement agir avec respect à l’égard de ses collègues, mais qu’il lui faut faire preuve du même respect envers les employées et employés de la Ville ainsi qu’avec les membres du personnel du cabinet.

Un nouvel article a aussi été ajouté. « Les membres du conseil doivent favoriser le maintien d’un climat de travail harmonieux et respectueux et d’un milieu de travail sain et exempt de toute forme de harcèlement », peut-on lire dans le document qui sera entériné mercredi prochain par le comité exécutif.

L’opposition juge que le nouveau code ne va pas assez loin et demande l’ajout d’un chapitre sur les inconduites sexuelles. « Le harcèlement se définit comme étant répétitif. L’inconduite est ponctuelle. On veut s’assurer que les victimes puissent réagir immédiatement », a expliqué la conseillère Marie-Josée Parent.

La proposition de l’opposition suggère également que les élus suivent une formation obligatoire sur le harcèlement.

Le chef de l’opposition, Lionel Perez, dit ne pas avoir eu connaissance d’inconduites sexuelles de la part d’élus montréalais, « mais aucune institution n’en est exempte », a-t-il tenu à préciser.

L’opposition compte présenter une motion au sujet de sa demande lors la prochaine séance du conseil municipal du 22 janvier.

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