L’appel d’offres pour les 300 nouveaux autobus hybrides de la STM est lancé

La mairesse Valérie Plante se dit persuadée que les nouveaux véhicules inciteront les Montréalais à utiliser plus souvent le transport en commun.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La mairesse Valérie Plante se dit persuadée que les nouveaux véhicules inciteront les Montréalais à utiliser plus souvent le transport en commun.

Il y aura 300 autobus hybrides supplémentaires dans les rues de Montréal en 2020, ont annoncé mardi le gouvernement du Québec et la Ville de Montréal. La mairesse de la métropole, Valérie Plante, peut donc se targuer d’avoir ainsi rempli l’une de ses promesses électorales.

La flotte d’autobus totale — hybrides et réguliers — passera ainsi de 1807 à 2107. Il s’agit d’une augmentation de près de 15 %.

« Ce sera la plus forte croissance du parc de bus en un an de l’histoire de la STM », s’est réjoui le président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal (STM), Philippe Schnobb.

Dans un garage municipal, Québec et Montréal — qui financent le projet — ont ainsi fait part du lancement de l’appel d’offres qui sera fait par la STM pour l’acquisition de ces véhicules, qui devront avoir un minimum de 20 % de contenu canadien.

« On commence l’année en grand », a lancé la mairesse lors de l’annonce.

Étaient aussi présents le ministre des Transports, André Fortin, le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, et la ministre Christine Saint-Pierre qui se trouvait dans sa circonscription.

Aucun coût n’a été avancé pour l’achat de ces véhicules.

« Comme on part en appel d’offres, on n’est pas pour dire publiquement combien on est prêts à payer. On va laisser les fournisseurs faire leurs propositions », a martelé M. Schnobb.

En raison de cet ajout d’autobus, la STM estime toutefois que son budget d’exploitation va augmenter de 75 millions de dollars par an, dès 2020.

La mairesse Plante se dit persuadée que les nouveaux véhicules inciteront les Montréalais à utiliser plus souvent le transport en commun, car le service sera « plus rapide et plus efficace ».

Elle s’est réjouie d’avoir livré cette promesse électorale moins de deux mois après son entrée en poste.

Le ministre Fortin a souligné que l’annonce « fait partie de nos efforts pour lutter contre les changements climatiques ».

Il a aussi parlé des nombreux avantages des autobus hybrides : plus silencieux, plus confortables, ils permettent des économies de carburant et une réduction des émissions de CO?. Ils aideront à réduire la congestion sur les routes et à diminuer l’empreinte environnementale de la ville.

Pour conduire ces nouveaux autobus à travers la métropole, la STM prévoit embaucher 600 chauffeurs ainsi que du personnel d’entretien. De nouveaux espaces devront aussi être prévus pour stationner ces véhicules.

Il n’est pas encore déterminé sur quels circuits ces autobus seront ajoutés, mais M. Schnobb a parlé de besoins notamment à Rivière-des-Prairies, Griffintown et Pointe-aux-Trembles.

La STM se dit prête à intégrer ces autobus additionnels dans sa flotte. Il n’y a aucun problème d’embauche, assure M. Schnobb, et les options sont évaluées pour les endroits requis pour garer les véhicules.

Et le métro ?

Le ministre Fortin a dit qu’il aura d’autres annonces à faire concernant le métro, tout en insistant sur le fait qu’il s’agit de l’un des grands dossiers prioritaires pour le transport en commun à Montréal.

Quant à la ligne rose, la mairesse y tient toujours, mais elle a réitéré qu’elle doit d’abord peaufiner son projet avant de le présenter aux gouvernements.

Les deux projets de ligne ne sont pas en compétition, a rétorqué le ministre Fortin lorsqu’interrogé à ce sujet : il s’agit de deux initiatives étant à différents stades d’avancement.