L'opposition à Montréal s'attaque à la fin de l'interdiction des pitbulls

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En levant l’interdiction touchant les pitbulls sur le territoire montréalais, l’administration Plante met en péril la sécurité des Montréalais, affirme le chef de l’opposition à l’Hôtel de Ville, Lionel Perez.

« Nous pensons que cette décision va engendrer des risques concernant la sécurité publique de l’ensemble de la population montréalaise », a soutenu lundi M. Perez.

Vendredi dernier, l’administration de Valérie Plante a annoncé que l’application des articles touchant les pitbulls et les races qui y sont associées dans le règlement de la Ville sur le contrôle animalier serait suspendue à compter du 20 février prochain. Même si les dispositions concernant les chiens dangereux et à risque demeurent, les pitbulls ne seront plus interdits sur le territoire montréalais.

« Toute personne ayant un casier judiciaire pourra dorénavant se procurer un chien de type pitbull », a déploré M. Perez. Les propriétaires de tels chiens ne seront plus tenus de mettre une muselière sur leur animal à moins que celui-ci soit déclaré dangereux, a-t-il dit.

« Bien que les pitbulls représentent seulement 3 % de tous les chiens à Montréal, ils sont responsables de 40 % de toutes les morsures. Pour nous, c’est une décision qui va à l’encontre de la sécurité publique des Montréalais. »

Le chef de l’opposition a aussi rappelé que Québec avait déposé le projet de loi 128 qui interdira les pitbulls dans l’ensemble de la province. « Ce sont les municipalités qui auront l’obligation de mettre en application ce projet de loi. Donc, d’ici quelques mois, l’administration Plante devra se raviser et mettre en application des dispositions [touchant les pitbulls] », a-t-il dit.

« Je pense que M. Perez essaie de faire peur aux gens », a commenté la mairesse Valérie Plante, estimant qu’avec son règlement interdisant les pitbulls, l’administration Coderre avait plutôt créé un « faux sentiment de sécurité ». « Les articles du règlement qui touchent les chiens dangereux sont conservés. La seule différence, c’est qu’on ne cible pas spécifiquement les chiens pitbull parce que d’autres types de chiens sont également dangereux. Nous avons une vision globale, pas une gestion à la pièce. »

Nouveau nom

Le parti d’opposition a par ailleurs annoncé, lundi, qu’il changerait son nom après la défaite du 5 novembre dernier et le départ de Denis Coderre de la vie politique. L’Équipe Denis Coderre pour Montréal s’appellera désormais « Mouvement Montréal ».

« Nous sommes un parti qui est axé sur l’action, qui est rassembleur et qui est ouvert à la diversité », a fait valoir le chef par intérim. Mouvement Montréal compte 800 membres, a précisé M. Perez.

Le parti organisera à terme une campagne à la chefferie, mais Lionel Perez a laissé entendre que ce ne serait pas dans un avenir proche.

4 commentaires
  • Maryse Veilleux - Abonnée 11 décembre 2017 17 h 51

    On se calme!

    .. Mouvement Montréal a mis plusieurs fois en danger la vie des citoyens de Montréal notamment par son inaction en terme d'aménagement urbain pour les cyclistes donc... si on fait le parallèle des dangers... je pense qu'ils remportent la palme... les chaudières vides font toujours le plus de bruit...

  • Chantal Gagné - Abonnée 11 décembre 2017 17 h 58

    Et les enfants dans tout ça?

    Ce qui m'inquiète, c'est davantage de voir dans les parcs des enfants en laisse et des chiens qui courent librement. Le fait que les maîtres, plutôt que de retenir leur chien, disent en le suivant «il est pas méchant» alors que toute personne qui connaît les bêtes sait qu'elles ne sont pas prévisibles. Je trouve triste que l'humain ne puisse plus s'asseoir en s'appuyant sur un arbre sans souiller ses vêtements sur un tronc imbibé d'urine canine. Je trouve inacceptable que des enfants qui n'ont que des balcons ne puissent se rouler dans l'herbe, dans la neige et faire des bonhomme de neige blanc.

  • Pierre Robineault - Abonné 11 décembre 2017 18 h 03

    Proberbe

    C'est du dent pour dent, en somme!

  • Yves Mercure - Abonné 11 décembre 2017 18 h 53

    Un peu bouffon?

    Ou une victime de plus dans le genre"mal cité". Mettre en péril la sécurité de la population, en faire partie (de la population ou du péril. A vous de choisir), un dilemme qui se résout par un déménagement à New-York... peut-être? La politique rase les mottes