Valérie Plante continuera de voyager à vélo et en métro

Valérie Plante ne possède pas de voiture, mais elle est abonnée à un service d’autopartage.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Valérie Plante ne possède pas de voiture, mais elle est abonnée à un service d’autopartage.

Avant d’être élue mairesse de Montréal dimanche dernier, Valérie Plante avait l’habitude de se déplacer en métro ou à vélo à travers la ville. Malgré ses nouvelles fonctions, la chef de Projet Montréal continuera de le faire lorsque la situation le permettra, assure son entourage.

C’est au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) que revient la responsabilité d’assurer la protection du maire ou de la mairesse en poste. Le SPVM a un plan de sécurité pour les déplacements en voiture du maire en fonction, mais n’a pas de mesures spécifiques pour les déplacements en métro et à vélo, soutient Marc-André Viau, attaché de presse de Valérie Plante.

« Le SPVM est en train d’évaluer la situation. Il n’y a pas de plan prévu pour un cas comme celui-ci. C’est quelque chose de nouveau », a-t-il indiqué.

La mairesse désignée est cependant tenue de respecter certaines consignes, comme celle de ne jamais se déplacer seule quand elle voyage dans les transports en commun ou à vélo, ajoute M. Viau.

Le SPVM n’a pas rappelé Le Devoir mardi.

Des chauffeurs

Valérie Plante aura toutefois un chauffeur avec voiture à sa disposition, comme ses prédécesseurs. La Division de la sécurité du Service de la Ville de Montréal fournit trois chauffeurs assignés au transport du maire et des membres du comité exécutif.

Rappelons toutefois qu’en campagne électorale, Valérie Plante avait promis d’éliminer le troisième poste de chauffeur créé en 2015 par Denis Coderre, un poste qu’elle avait qualifié de « superflu ».

Elle s’était aussi engagée à réduire le nombre d’heures supplémentaires des chauffeurs. Selon elle, ces mesures permettraient d’économiser 200 000 $ à la Ville de Montréal.

Une image à préserver ?

Marc-André Viau nie que l’utilisation des transports actifs et collectifs par Valérie Plante fasse partie de l’image qu’elle souhaite préserver, elle qui, en campagne électorale, avait promis d’être la « mairesse de la mobilité ».

« Ce n’est pas une question d’image, c’est une question de choisir les moyens les plus efficaces pour se déplacer en ville », a dit M. Viau.

En campagne électorale, Mme Plante a pris plusieurs engagements en matière de transport, dont la construction de la ligne rose du métro, l’ajout de 300 autobus hybrides d’ici 2020 et l’extension du réseau de pistes cyclables.

Valérie Plante ne possède pas de voiture, mais elle est abonnée à un service d’autopartage.

9 commentaires
  • Maryse Veilleux - Abonnée 8 novembre 2017 06 h 32

    Wow!

    Ce serait génial si elle maintient cette façon de se déplacer, en vélo et en métro, ce serait un message important sur le plan politique quant au développement futur de l'urbanisme et pour la sécurité des cyclistes. Cette pratique est révolutionnaire en soi.

  • Gilles Bonin - Abonné 8 novembre 2017 07 h 36

    ¨Ca ne lui enlèvera rien...

    Ca ne lui enlèvera - du moins au début, probablement rien, mais cette pratique sera abandonnée à plus ou moins brève échéance: d'abord l'hiver, puis le temps court d'un agenda serré, puis la possibilité de communications en continue, etc. Mieux vaudrait qu'elle adopte un véhicule électrique. Ce serait probablement la sagesse avec... un sourire. Et le vélo, super pour passer un petit bout de temps avec la famille, en week-end et les photos seront superbes...

  • Luc Le Blanc - Abonné 8 novembre 2017 09 h 20

    La ville avec une vue sans obstruction

    Et moi qui espérait un jour rejoindre Mme Plante à un feu rouge et jaser avec elle en attendant. Il me faudra d'abord passer par-dessus l'agent du SPVM à vélo qui l'accompagnera. Dommage. Par contre, que notre mairesse se déplace à vélo et en métro constitue une bonne nouvelle. Ça lui permettra de continuer à mieux voir la ville et les problèmes du monde ordinaire. Car se déplacer assis sur la banquette arrière d'un SUV en lisant ses dossiers pendant que le chauffeur patiente dans le trafic, ça isole beaucoup. Bien sûr on arrive reposé, mais on n'a pas pris le pouls de la ville entre son bureau et celui de la Chambre de commerce.

  • Louise Collette - Abonnée 8 novembre 2017 10 h 03

    Hiver

    Je ne sais pas si elle se déplace à vélo l'hiver...si oui elle a toute mon admiration br...

    Mais attention Madame la mairesse, il y a quelques individus pas trop sains d'esprit en circulation.... la prudence est de mise, je ne vous l'apprends sûrement pas. :-)

    • Maryse Veilleux - Abonnée 8 novembre 2017 15 h 52

      Sur un total de 12 mois, seulement 4 sont plus dangereux, soit de novembre à février inclusivement. Quelquefois mars selon la tendance du soleil à se pointer.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 8 novembre 2017 13 h 55

    « Malgré ses nouvelles fonctions, la chef de Projet Montréal continuera de le faire lorsque la situation le permettra, assure son entourage. » (Jeanne Corriveau, Marco Bélair-Cirino, Le Devoir)

    Bien que l’image Vélo-Métro soit de grande inspiration pour la nouvelle mairesse de Montréal ainsi que pour toutes autres personnes occupant des postes d’autorités politiques et socio-économiques d’importance similaire, est-il de sagesse d’observer que ce genre d’image peut, ou selon, comme échapper ou contredire plusieurs visions ?

    Vélo, métro ou dodo, l’important, tant pour la mairesse de Montréal que pour la cheffe de Projet Montréal, demeure que Valérie soit en mesure de conserver-poursuivre ce dont, de la parole à l’action (ou : des babines aux bottines), elle en est capable d’ouverture-sourire et, d’intégrité-vérité, être-devenir …

    … "l’Homme de la situation" ! - 8 nov 2017 -