«Surplus d’enthousiasme» en début de campagne pour Équipe Denis Coderre

Denis Coderre a déposé sa candidature pour un autre mandat en tant que maire vendredi matin, au greffe de l’Hôtel de Ville. Il a officiellement lancé sa campagne en soirée, au Centre Pierre-Charbonneau.
Photo: Annik MH de Carufel Le Devoir Denis Coderre a déposé sa candidature pour un autre mandat en tant que maire vendredi matin, au greffe de l’Hôtel de Ville. Il a officiellement lancé sa campagne en soirée, au Centre Pierre-Charbonneau.

Au premier jour de la campagne électorale municipale, l’Équipe Denis Coderre s’est fait taper sur les doigts pour avoir installé des pancartes de ses candidats dans le périmètre du Vieux-Montréal, alors que la Loi sur les élections et les référendums interdit un tel affichage dans le quartier historique.

« C’est un surplus d’enthousiasme des bénévoles. Ça arrive », a dit le maire. « On a enlevé les quatre pancartes. »

Denis Coderre a lancé sa campagne électorale vendredi soir au Centre Pierre-Charbonneau. Dans son allocution devant les centaines de militants, il a vanté le bilan « exceptionnel » de son administration. « On a redonné l’intégrité à Montréal. Montréal devenue plaque tournante fantastique », a-t-il, dit, en faisant la liste des réalisations faites au cours de son mandat en matière de transport, de développement économique et de gouvernance.

Il a également insisté sur les liens qu’il dit avoir tissés avec Québec et Ottawa. « Avant qu’on soit là, le téléphone, ça ne répondait pas fort. There is no service at the number you have dialed », a-t-il ironisé.

Le maire a indiqué avoir réuni son équipe de 103 candidats, dont 46 femmes et près de 22 % de jeunes de moins de 30 ans. « On n’a pas la parité, mais on est dans la zone paritaire, soit 45 %, et on a 8 candidates aux postes de maires d’arrondissement », a-t-il souligné.

Denis Coderre a promis de ne pas mener de campagne négative ou de « campagne de salissage ». « On peut avoir les trolls des réseaux sociaux et avoir le syndrome de l’anonymat et se payer la traite. Je ne m’embarque pas là-dedans. Nous, ce qu’on veut, c’est prouver à la population qu’on mérite sa confiance », a-t-il dit.

Dossier du métro

À l’issue de son discours, Denis Coderre a promis que le prolongement de la ligne bleue du métro se réaliserait : « La ligne bleue va se faire jusqu’à Anjou parce que c’est important », a-t-il dit en évoquant l’échéancier de 2025.

Il a cependant émis des doutes au sujet de la « ligne rose » promise par son adversaire de Projet Montréal, ligne qui s’étendrait du centre-ville jusqu’à Montréal-Nord. « On peut promettre des choses, mais ça va prendre combien de temps ? […] Ils ont dit que ça prendrait quatre mandats pour le faire. Duplessis, il prenait une école et ça a fait trois élections. Mais la ligne bleue, elle va se faire. »

Plus tôt dans la soirée, l’ex-chef de Projet Montréal Richard Bergeron, qui a rejoint l’équipe du maire Coderre il y a un an, a pris la parole pour expliquer que dès la campagne électorale de 2013, il éprouvait de la sympathie pour Denis Coderre. « J’ai découvert que je n’arrivais pas à le haïr. Quand tu es candidat à la mairie de Montréal et que tu as des concurrents, il faut que tu les haïsses un peu. Mais au contraire, je commençais déjà à être complice avec lui », a-t-il expliqué à l’auditoire.

Trois candidats inscrits

Tôt le matin, Denis Coderre était allé déposer son bulletin de candidature à la mairie de Montréal au greffe de l’Hôtel de Ville. Deux autres candidats à la mairie de Montréal se sont officiellement inscrits durant la journée au greffe. Il s’agit de Bernard Gurberg, propriétaire du Cinéma Dollar, situé dans Côte-Saint-Luc, et Fabrice Ntompa Ilunga, qui a été président du Regroupement citoyen pour l’avancement de nos communautés (RECIPACC).

De son côté, Vrai Changement pour Montréal, dirigé par Justine McIntyre, donnera le coup d’envoi de sa campagne dimanche.

Rappelons que Montréal compte 103 postes d’élus à pourvoir et que les candidats ont jusqu’au 6 octobre pour déposer leur bulletin.

Valérie Plante sera la candidate à la mairie de Montréal pour Projet Montréal alors que Jean Fortier, ancien bras droit de Pierre Bourque, a annoncé, plus tôt cette semaine, son intention de briguer la mairie pour Coalition Montréal.
 

2 commentaires
  • Gilles Théberge - Abonné 23 septembre 2017 08 h 51

    Ça ferait du bien, une mairesse à l'hôtel de ville de Montréal.

    D'abord ce serait inédit, et ça allégerait.. le paysage.

  • Michel Blondin - Abonné 24 septembre 2017 09 h 17

    La plus grosse erreur.

    Alléger le paysage! C'est un cas d'air ... à dégager.

    Ce multiculturaliste fédéraliste est en contrepoids du nationalisme de la moitié des montréalais.

    Coderre ne veut pas du français comme langue officielle au Québec. Il veut la ville de Montréal, le seul pôle majeur économique du Québec, cosmopolite et multiculturaliste.

    Le visage français il s'en fiche! Il fait perdre lentement à la ville, la caractéristique attirante, de la seule grande ville française en Amérique. À s'angliciser, elle perdra des sièges sociaux et son âme.

    Montréal consolidera son rôle d'éternelle perdante devant Toronto avec un maire fédéraliste.


    Il compte sur la mise en valeur des communautés disparates plutôt que sur l'intégration des communautés à la vie culturelle du Québec, la plus grosse erreur d'un politicien sans grande vision qu'un éteignoir.