La rénovation de l’hôtel de ville coûtera deux fois plus cher que prévu

En raison des travaux, le bâtiment devra être fermé pendant deux ans à partir de 2019.
Photo: Catherine Legault Le Devoir En raison des travaux, le bâtiment devra être fermé pendant deux ans à partir de 2019.

Les travaux de rénovation de l’hôtel de ville de Montréal coûteront deux fois plus cher que prévu, portant à 87,8 millions le coût global du projet.

La Ville compte procéder à des travaux importants afin de mettre aux normes l’immeuble patrimonial de la rue Notre-Dame Est. Les études préparatoires réalisées dans le cadre de la phase 1 l’ont toutefois forcée à revoir à la hausse l’ampleur des travaux.

La Ville devra notamment remplacer les équipements électromécaniques et le réseau de chauffage, plutôt que de se contenter de les moderniser. Les travaux de réparation structurale seront également plus importants que prévu, et une rénovation complète du système de plomberie sera nécessaire.

En raison de ces modifications, les coûts liés à la phase 2 du projet sont donc passés de 22,5 millions à 53 millions. Ainsi, le coût global du projet, qui inclut le déménagement du Service des finances et l’aménagement de l’édifice Laurent-Saulnier, atteint maintenant 87,8 millions.

Lors de la réunion hebdomadaire du comité exécutif mercredi matin, les élus ont approuvé la résiliation de contrats de services professionnels de différentes firmes d’architecture compte tenu des changements apportés au projet.

La Ville soutient que la résiliation de ces contrats n’entraînera pas de pénalités pour elle.

En raison de ces travaux, l’hôtel de ville devra être fermé pendant deux ans à partir de 2019 et ses occupants transférés à l’édifice Laurent-Saulnier, situé à proximité. Les travaux se dérouleront d’avril 2019 jusqu’à l’été 2021.

L’hôtel de ville de Montréal a été inauguré en 1878, mais a dû être reconstruit entre 1922 et 1926 à la suite d’un incendie.

4 commentaires
  • Pierre Robineault - Abonné 20 septembre 2017 10 h 56

    Un rappel

    Cela me rappelle à chaque fois le temps de la lire italienne et de l'ancien franc français. Mille lires, ce n'était presque rien, et mille francs à peine plus.
    Alors "one million canadian dollars" non plus, me semble-t-il !
    Il fut un temps aussi où l'on parlait davantage d'inflation, aujourd'hui il s'agit plutôt statégiquement de corruption. En choisissant de dire par exemple que l'on est convaincu de s'en sortir pour tel montant pour qu'il puisse être accepté, quitte à dire plus tard que Hon! faudrait aussi changer la tuyauterie, l'électricité ...
    Les citoyens sont constamment dupés mais pas dupes!

  • Robert Beauchamp - Abonné 20 septembre 2017 11 h 21

    Le BIG

    J'imagine que le BIG n'a rien vu

  • Marie Nobert - Abonnée 21 septembre 2017 00 h 08

    Lire et écrire... deux exercices incomparables, mais bon!

    Qui connait (feu) «Laurent Saunier» connait (feu) Lucien Saulnier. Je «panse». (!)

    JHS Baril

  • Jean-Yves Arès - Abonné 21 septembre 2017 13 h 15

    Bah ! C'est la norme non ?


    Juste avant cette annonce on avait la facture pour l'ingénierie de l'usine de traitement supplémentaire d'ozonation de l'eau usée, ou, avant même le début des travaux qui ont eux-mêmes été revus en forte hausse, on double la facture du service des ingénieurs et architectes pour cause de doublement du temps de travail prévu.

    Il faut remarquer qu'il n'y a rien de plus anonyme que les personnes qui ont fait les évaluations de projet pour fin de prise de décision.

    C'est qu'on peut faire carrière a toujours faire travail tout a fait médiocre !

    http://www.lapresse.ca/actualites/montreal/201708/