L’inspecteur-chef Labos relevé de ses fonctions

L'inspecteur-chef Costa Labos lors de son témoignage à la commission Chamberland, en mai dernier
Photo: Capture d'écran / Archives Le Devoir L'inspecteur-chef Costa Labos lors de son témoignage à la commission Chamberland, en mai dernier

Le chef du Service de police de la Ville Montréal (SPVM), Philippe Pichet, a annoncé jeudi qu’il relevait de ses fonctions un cadre de son service. Il s’agit de l’inspecteur-chef Costa Labos, selon nos informations.

M. Pichet a fait l’annonce de cette suspension sur Twitter en fin d’après-midi. « À la suite d’informations transmises par la SQ, j’ai pris la décision de relever de ses fonctions un de mes cadres à compter de maintenant », a-t-il gazouillé.

Le SPVM a indiqué qu’aucun autre commentaire ne sera émis à ce sujet.

En juin 2016, une enquête visant M. Labos avait été ouverte à la Sûreté du Québec. L’inspecteur Labos, à la tête des affaires internes au SPVM, avait été ciblé par une enquête criminelle, soupçonné d’avoir menti à un juge afin de faire une perquisition dans la résidence d’un policier qu’il soupçonnait d’avoir transmis des documents confidentiels à un journaliste. Il avait alors été muté à la division des communications.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales avait indiqué en septembre 2016 qu’aucune accusation ne serait portée contre lui à la suite de cette enquête.

Le chef Pichet s’était alors félicité que la conclusion de cette affaire « donne aussi raison au SPVM » dans sa gestion et par ailleurs à lui-même, car il indiquait avoir pris des décisions basées sur les faits, « sans céder aux perceptions ni aux pressions qui étaient dans l’air ».

Il faisait ainsi référence notamment à la Fraternité des policiers, qui avait demandé que l’inspecteur soit « déplacé » pendant l’enquête criminelle puisqu’il n’avait plus la crédibilité nécessaire à ses fonctions.

M. Labos avait été nommé commandant aux enquêtes spéciales en 2009, avant d’être promu en 2014 comme inspecteur pour superviser les enquêtes internes et disciplinaires. En 2015, il avait pris les rênes de la division des affaires internes, poste qu’il a occupé jusqu’en novembre 2016.