Oui à une école «digne du XXIe siècle»

Christian Yaccarini, président et directeur général de la Société de développement Angus, est ouvert à la discussion au sujet de l’emplacement de l’école.
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir Christian Yaccarini, président et directeur général de la Société de développement Angus, est ouvert à la discussion au sujet de l’emplacement de l’école.

Un ambitieux projet immobilier dans le Technopôle Angus, au sein du quartier Rosemont, doit inclure une école primaire « digne du XXIe siècle », estime l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) dans un rapport dévoilé lundi.

L’organisme recommande d’aménager une école toute neuve dans l’îlot central du projet, près du parc Jean-Duceppe, plutôt que dans un bâtiment existant situé à l’angle de l’avenue du Mont-Royal Est et de la rue Molson, comme le propose le promoteur.

Le lieu retenu par la Société de développement Angus (SDA) pour aménager une école « n’est pas le plus approprié », estime l’OCPM. « La commission croit qu’on aurait ici l’occasion de doter le secteur d’une école avec les attributs architecturaux et sociaux digne d’une école du XXIe siècle », indique le rapport de 85 pages. Le futur bâtiment devrait aussi répondre aux « revendications d’organismes qui sont en manque d’équipement et de locaux pour compléter la gamme des services récréatifs, sportifs et culturels », ajoute l’OCPM.

Christian Yaccarini, président et directeur général de la SDA, est ouvert à la discussion au sujet de l’emplacement de l’école. « C’est beau de mettre l’école devant le parc Jean-Duceppe, mais ça amènerait de la circulation près du parc. Et si on enlève du résidentiel près du parc, il faudra donner l’autorisation de faire des logements ailleurs, dans la partie ouest du site », dit-il.

Bouchons de circulation

La moitié du projet sera occupée par des commerces ou des institutions qui amèneront sur les lieux 1500 travailleurs par jour, plus les clients. Le rapport donne raison aux résidants qui craignent les bouchons de circulation et le manque de stationnement dans le secteur.

« Il est impératif de répondre aux inquiétudes et aux irritations soulevées par les résidants du voisinage qui se voient de nouveau imposer un autre projet immobilier à forte densité », indique l’OCPM. « À défaut de mettre en place des mesures pour les contrer, ces projets immobiliers vont entraîner indéniablement des irritants autour de l’offre de stationnement, de la fluidité et de la sécurité des piétons. »

L’organisme recommande une amélioration du transport par autobus, notamment entre le quartier et la station de métro Préfontaine, et une série de mesures pour protéger les piétons et encourager l’autopartage. Mais il n’est pas question d’augmenter le nombre d’espaces de stationnement, établi à 540 places souterraines.

L’OCPM décrit le projet d’écoquartier comme « exemplaire ». Le promoteur prévoit de construire 400 habitations, dont 20 % de logements sociaux (l’arrondissement exige 15 %) et 80 % de logements qualifiés d’abordables. Plus du tiers de ces logements auraient trois chambres à coucher, pour répondre aux besoins des jeunes familles qui ont tendance à fuir Montréal pour aller en banlieue.