Grabuge à l’hôtel de ville: retrait des accusations contre les pompiers

Mercredi, les pompiers avaient présenté leurs excuses aux Montréalais concernant le grabuge fait il y a trois ans à l’hôtel de ville.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Mercredi, les pompiers avaient présenté leurs excuses aux Montréalais concernant le grabuge fait il y a trois ans à l’hôtel de ville.

Les accusations criminelles portées contre 53 pompiers qui avaient participé à une manifestation houleuse à l’hôtel de ville de Montréal le 18 août 2014 ont été abandonnées. Cette décision a été prise dans la foulée de l’entente intervenue entre l’Association des pompiers de Montréal (APM) et la Ville au sujet des régimes de retraite.

L’abandon des accusations par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) fait en sorte que les pompiers visés n’auront pas de dossier criminel. Les pompiers ont par ailleurs convenu de verser 500 $ chacun au Fonds d’indemnisation des victimes d’actes criminels (CAVAC) et de payer des amendes de 500 $ auxquelles s’ajoutent des frais.

Par voie de communiqué, le président de l’APM, Ronald Martin, a salué la décision du DPCP de ne pas « criminaliser des travailleurs qui sont tous des pères de famille qui n’avaient que l’intention de protéger leur patrimoine personnel et collectif ».

Rappelons que mercredi, les pompiers avaient présenté leurs excuses aux Montréalais concernant le grabuge fait il y a trois ans à l’hôtel de ville pour protester contre le projet de loi sur la réforme des régimes de retraite.

L’entente conclue entre le syndicat et l’employeur prévoit un partage à parts égales du coût du régime de retraite à compter du 1er janvier 2018 ainsi qu’une hausse progressive des cotisations des employés. De plus, les congédiements de six pompiers ont été transformés en suspensions sans solde. Les pompiers se sont également engagés à verser une compensation pour les dommages causés lors de cette manifestation.