Les policiers de Montréal reviennent temporairement à l’uniforme

Depuis environ trois ans, les policiers portent des pantalons de camouflage pour protester contre la loi qui a imposé des changements à leur régime de retraite.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Depuis environ trois ans, les policiers portent des pantalons de camouflage pour protester contre la loi qui a imposé des changements à leur régime de retraite.

La Fraternité des policiers et policières de Montréal, le syndicat qui représente les policiers de la métropole, a annoncé en fin de journée lundi la suspension temporaire des moyens de pression.

Dans un communiqué, le syndicat indique qu’il demande à ses membres de porter l’uniforme réglementaire dès lundi soir et jusqu’à 23 h, vendredi.

Ainsi, les policiers et policières de Montréal porteront leur uniforme toute la semaine.

La Fraternité précise qu’elle reprendra ensuite ses moyens de pression, soit après 23 h, vendredi, « à moins d’un mot d’ordre différent » par le syndicat.

Le syndicat affirme « tendre ainsi la main à la partie patronale ».

« Considérant l’engagement de la Fraternité dans des négociations intensives avec la Ville et compte tenu des avancées, le conseil de direction a décidé que dès ce soir à la première relève, tous les policiers et toutes les policières revêtiraient l’uniforme », peut-on lire.

Depuis environ trois ans, les policiers exercent des moyens de pression en portant des pantalons de camouflage pour protester contre la loi qui a imposé des changements à leur régime de retraite.

2 commentaires
  • Sylvain Auclair - Abonné 19 juin 2017 21 h 28

    Au vrai uniforme prescrit par la loi?

    C'est-à-dire avec la chemise bleue?

  • André Société d'art vocal de Montréal - Abonné 20 juin 2017 21 h 10

    Une ville en paix !

    Les nettoyeurs et leurs couturiers ont du travailler sans relâche en cette fin d'Halloween pour nettoyer les costumes et aggrandir des tours de taille d'uniformes qui après trois ans devaient ressembler à des lambeaux. Les sans-culottes sont restés à leur quartier et le centre-ville était exempt de policiers avec ou sans camouflage; même les cadets ont déserté les rues piotonnières avec leur vélo - char d'assaut. Une ville en paix sans surveillance outrancière; un jour de rêve dont on se souviendra longtemps. Attention au quota de criminels recherchés en fin de mois.