Montréal vend l’édifice Rodier

La Ville comptait amputer partiellement le bâtiment pour permettre l’aménagement d’un passage d’autobus sur la rue Dalhousie dans le cadre du réaménagement de l’autoroute en Bonaventure.
Photo: Jacques Grenier Archives Le Devoir La Ville comptait amputer partiellement le bâtiment pour permettre l’aménagement d’un passage d’autobus sur la rue Dalhousie dans le cadre du réaménagement de l’autoroute en Bonaventure.

Montréal a vendu l’édifice Rodier, dans Griffintown, pour la somme de 930 000 $ afin de loger un organisme de développement entrepreneurial. L’immeuble patrimonial construit en 1875, que la Ville avait acheté en 2010 au coût de 1,6 million, était vacant depuis le départ du magasin Baron Sports.

Lorsqu’elle avait acquis le bâtiment il y a sept ans, la Ville comptait l’amputer partiellement pour permettre l’aménagement d’un passage d’autobus sur la rue Dalhousie dans le cadre du réaménagement de l’autoroute Bonaventure.

La Ville ayant changé ses plans, elle a finalement mis l’immeuble en vente et lancé un appel de propositions sur invitation. C’est l’offre de la Société immobilière Georges Coulombe qui a été retenue. Cette entreprise a formé un consortium avec le Collège Dawson et le Cégep du Vieux-Montréal. Ce consortium mettra en place une « organisation dédiée au développement de l’écosystème entrepreneurial du secteur des industries culturelles et créatives de Montréal », indiquent les documents soumis aux membres du comité exécutif de la Ville qui ont approuvé la transaction mercredi matin.

 

L’acquéreur versera 930 000 $ pour l’achat du bâtiment et s’engage à rénover celui-ci en investissant 1,5 million au cours des trois prochaines années. Si le nouveau propriétaire manquait à son engagement, la Ville pourrait redevenir propriétaire du bâtiment.

Au rôle foncier, la valeur de l’immeuble s’élève à 900 400 $. Elle était toutefois de 1,2 million en 2012. La Ville estime que sa valeur marchande se situe entre 660 000 $ et 870 000 $.

La Ville n’a pas été en mesure d’expliquer, mercredi, la baisse de la valeur foncière de l’immeuble ni l’écart entre le prix payé pour son achat en 2010 et le prix de vente consenti.

La fin d’une saga ?

Les élus ont également approuvé la vente de deux bâtiments situés au 22-26, rue Notre-Dame Ouest, ainsi que de deux immeubles au 51-53, rue des Brésoles, dans le Vieux-Montréal.

La Ville n’a reçu qu’une seule offre pour ces immeubles, qu’elle cédera à une compagnie à numéro détenue par Gestion Beralco. Cette transaction pourrait mettre fin à une longue saga.

Rappelons que la Ville avait exproprié les deux immeubles de la rue Notre-Dame Ouest en 2008, le propriétaire de l’époque n’étant pas en mesure de réaliser son projet immobilier. Il avait d’ailleurs démoli la charpente, faisant en sorte que seule la façade des deux immeubles subsistait. La Ville a dû recouvrir la façade d’une toile protectrice pour éviter que des morceaux tombent sur les piétons.

À l’époque, la Ville avait payé 2,1 millions de dollars et par la suite, elle avait dû investir des sommes importantes pour sécuriser ce qui restait des immeubles.

L’acheteur devra réaliser son projet de transformation sur l’ensemble des immeubles dans un délai de 42 mois.

C’était la deuxième fois que la Ville tentait de vendre ces immeubles problématiques.


 
1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 31 mai 2017 18 h 37

    le bon et le moins bon

    Content que ce beau bâtiment en pointe, original, soit conservé. Mauvaise note à la Ville qui aperdu 700 mille dollars dans l'affaire, ils se fait rouler dans la farine, pas pour engraisser un ami spéculateur, j'espère.