Montréal refuse un contrat à un entrepreneur critiqué

Le maire de Montréal, Denis Coderre
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le maire de Montréal, Denis Coderre

Montréal a refusé d’accorder un contrat de travaux de voirie à une entreprise qui a remporté un appel d’offres, mais qui, juge-t-elle, a fourni un travail insatisfaisant l’an dernier. Le contrat de plus de 6 millions a donc été octroyé au deuxième plus bas soumissionnaire.

En avril dernier, Montréal avait placé le Groupe TNT sur sa liste des fournisseurs au rendement insatisfaisant. Cette décision faisait suite à une évaluation négative de deux contrats effectués en 2016.

Même si les critiques portaient sur le non-respect des échéanciers et non sur la qualité du travail, la Ville a décidé de ne pas lui accorder le contrat de 6,1 millions. « Il faut être cohérent. [Quand] le travail n’est pas satisfaisant, on n’est pas pour, quelques semaines après, redonner un contrat », a commenté le maire Denis Coderre mercredi.

[Quand] le travail n'est pas satisfaisant, on n'est pas pour [...] redonner un contrat

 

C’est donc le deuxième plus bas soumissionnaire, Eurovia Québec Construction Inc., qui a décroché le contrat, dont la valeur totalisera 6,3 millions.

Le président de TNT, Stéphane Gauthier, s’est dit « perplexe » quant à la décision de la Ville. Celle-ci n’a pas écouté l’avis de son Service des infrastructures qui recommandait « sans équivoque l’octroi de ce contrat au Groupe TNT », a souligné M. Gauthier dans un courriel.« Cet important contrat ne sera donc pas accordé au plus bas soumissionnaire ni à un citoyen corporatif de la Ville de Montréal à propriété québécoise. »

Un déneigement laborieux

Le comité exécutif a aussi entériné la résiliation de deux contrats de déneigement accordés à Pavages D’Amour, une entreprise vivement critiquée pour le travail effectué l’hiver dernier dans l’arrondissement du Sud-Ouest. Cette entreprise avait notamment fait parler d’elle quand un citoyen avait filmé une chenillette s’acharnant sur un poteau auquel était attaché un vélo.

La Ville reproche à l’entreprise de ne pas avoir respecté le nombre minimal d’appareils de déneigement et d’avoir endommagé du mobilier urbain : bancs, bornes d’incendie, poubelles, poteaux de signalisation et arbres. Elle lui a imposé des pénalités totalisant 230 000 $.

La Ville estime que l’entreprise n’a pas réussi à apporter les corrections réclamées. Les deux contrats, qui devaient prendre fin en 2019, ont donc été résiliés.

2 commentaires
  • Marie Nobert - Abonnée 11 mai 2017 01 h 47

    Le plus bas (sous) missionnaire et les «z'autres» (!)

    La mémoire est une faculté qui oublie surtout quand on la sollicite. Bref. http://journalmetro.com/local/verdun/actualites/79 . Au texte: «Ce n’est pas l’entreprise qui était visée par l’amende, mais une filiale.» Plein cauchemar. L'avenir est dans le BTP. Veni vidi vici (!)

    JHS Baril

  • Sylvain Bergeron - Abonné 11 mai 2017 07 h 57

    comme on dit...

    comme on dit pas chez-nous..."dis-moi pas"