Les constats d’infraction rapportent moins que prévu

Les revenus des constats d’infraction sont en baisse par rapport à l’année précédente.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les revenus des constats d’infraction sont en baisse par rapport à l’année précédente.

Montréal a clos l’année financière 2016 avec un surplus de 165,4 millions de dollars. Mais le rapport financier rendu public par la Ville de Montréal révèle que la rémunération des policiers a coûté plus cher que prévu alors que les revenus des constats d’infraction ont été moins élevés qu’anticipé.

La rémunération des employés et des élus accapare une grande part des dépenses de la Ville, soit 2,36 milliards sur un total de 5,02 milliards pour l’année 2016. Le président du comité exécutif, Pierre Desrochers, a toutefois souligné que la proportion du budget consacrée à la masse salariale avait baissé au fil des dernières années, passant de 52 % en 2013 à 47,1 % en 2016.

La rémunération des policiers a cependant été de 10,2 millions supérieure aux prévisions, un écart qui s’explique notamment par le nombre important de chantiers qui requièrent la présence de policiers payés en heures supplémentaires, a précisé la Ville.

Pierre Desrochers a rappelé que la Ville souhaitait avoir recours à des employés civils pour effectuer ces tâches. Pour y parvenir, elle devra toutefois s’entendre avec la Fraternité des policiers lors du renouvellement de la convention collective, ce qui n’est pas gagné. « On est en discussions avec la Fraternité. Je crois qu’on peut trouver une solution qui sera acceptable pour tous », a indiqué M. Desrochers.

Prévisions trop optimistes

Les revenus de contraventions ont pour leur part enregistré un manque à gagner de 29,3 millions par rapport aux prévisions. De cette somme, 18,8 millions sont attribuables à un nombre moins élevé que prévu de constats d’infraction distribués par les policiers et les agents de stationnement.

Les 10,5 millions restants sont liés au retard dans le traitement des dossiers à la suite de la mise en place d’un nouveau code de procédures judiciaires.

Pierre Desrochers a signalé que, en revanche, les revenus des constats d’infraction étaient en hausse par rapport à l’année précédente. Ainsi, la Ville entend, lors des prochains exercices budgétaires, ajuster les prévisions afin de s’approcher davantage de la situation réelle.

Quant aux revenus des droits de mutation (« taxe de bienvenue »), ils ont enregistré une hausse de 25,9 millions par rapport à 2015, et de 52,8 millions quand on les compare aux prévisions.

Investissements records

Les investissements en matière d’immobilisations ont atteint 1,163 milliard sur le territoire, soit une hausse de 25 % par rapport à l’année précédente et un sommet depuis 2006. Un montant de 400,3 millions a été consacré aux infrastructures souterraines, et 340,3 millions aux routes.

Les précipitations de 196 centimètres de neige au cours de l’année ont représenté une dépense de 143 millions, soit une baisse de 2,8 millions par rapport à l’année précédente. « On a des hivers qui sont très différents d’année en année et on s’aperçoit qu’on dépense de plus en plus en abrasifs et moins en chargement et en déneigement », a observé M. Desrochers.

« Le fardeau fiscal demeure entièrement sur le dos des contribuables, et ça tend même à augmenter, alors qu’à l’inverse on se rend compte que les transferts de Québec, eux, diminuent », a déploré la chef de l’opposition, Valérie Plante, qui croit qu’un point de TVQ donnerait un peu de répit aux contribuables.

1 commentaire
  • Eric Vallée - Inscrit 19 avril 2017 14 h 37

    Les brigands

    Sur la route, il y a des risques. Avoir une crevaison, un accident, des délais, une panne et les brigands.

    Au Moyen Age, sur les routes sévissaient des brigands organisés qui détroussaient les voyageurs. Il agissaient pour leur propre profit. De nos jours, le brigandage est l'oeuvre de la police, des municipalités et du gouvernement provincial qui prend aussi sa part par les points de démérite qui augmentent le prix de votre permis de conduire. Tous ces gens veulent notre bien et l'obtiennent. Chaque panneau d'arrêt, chaque feu jaune, chaque limitation de vitesse ou photo-radar est une cachette potentielle où un brigand peut vous prendre votre argent.

    Le tout dans un réseau routier surchargé et archaïque, là ou les européens instaurent une priorité à droite ou un carrefour giratoire, ici nous avons un énième stop ou un autre feu rouge pour faire inefficace et vous convaincre que le transport en commun vaudra mieux.