La cause de la panne de métro de samedi demeure inconnue

Des employés de la STM s’affairant sur un train Azur. D’autres tests seront réalisés jeudi aux heures de pointe du matin et du soir avec un train sans clientèle.
Photo: STM Des employés de la STM s’affairant sur un train Azur. D’autres tests seront réalisés jeudi aux heures de pointe du matin et du soir avec un train sans clientèle.

Après avoir muni un train Azur de caméras et avoir procédé à des inspections des voies, la Société de transport de Montréal (STM) dit ne pas avoir été en mesure de cerner le problème qui a causé une panne majeure du service du métro sur la ligne orange samedi dernier. « À ce jour, aucune anomalie particulière n’a été détectée sur les voies en zone exploitation et sur les trains », a indiqué la STM dans un rapport d’étape rendu public mercredi midi.

Lundi, la STM avait annoncé le retrait des trains Azur après l’arrêt de service de dix heures survenu sur la ligne orange samedi.

Rappelons que des équipements de signalisation sur la voie au métro Du Collège ont été abîmés lors du passage d’un train Azur samedi. La STM avait alors constaté que les frotteurs négatifs, une pièce d’équipement installée sous les voitures pour assurer le contact électrique entre les trains et les rails, avaient été endommagés sur des trains Azur et, dans une moindre mesure, sur des MR-73.

Photo: STM Exemple d'un frotteur négatif

Tests peu concluants

Dans la nuit de mardi à mercredi, la STM a fait rouler un train Azur sur toute la ligne orange (60 kilomètres) à sa vitesse commerciale maximale, soit 72 kilomètres à l’heure. Ce train a été équipé de quatre caméras pour surveiller les frotteurs. La STM a procédé à l’analyse au ralenti de 15 heures d’images afin de tenter d’éclaircir le mystère.

Pour l’instant toutefois, le mystère semble demeurer entier. D’autres tests seront réalisés jeudi aux heures de pointe du matin et du soir avec un train Azur sans clientèle.

« La sécurité prime dans toutes nos démarches, a tenu à préciser la STM. Le réseau du métro est un environnement complexe pour lequel nous avons des protocoles stricts de sécurité. En aucun temps nous ne compromettons la sécurité de la clientèle. »

Les pièces d’équipement abîmées ont été envoyées au laboratoire de Polytechnique Montréal pour analyse et, jusqu’à maintenant, cinq des huit trains Azur endommagés ont été réparés. Un seul train MR-73 a dû être réparé, et il a été réintégré à la flotte, a précisé la STM.

Même si les 12 trains Azur n’ont toujours pas été remis en service, la Société de transport assure que les conséquences pour les usagers sont mineures. « L’impact sur le service du métro est marginal, compte tenu du fait qu’il y a un train en moins aux heures de pointe sur les lignes orange, verte et bleue », a-t-elle indiqué.

Un rapport définitif sur l’enquête menée par la STM sera déposé vendredi, a promis le maire Denis Coderre.

1 commentaire
  • François Beaulé - Abonné 18 janvier 2017 21 h 10

    Très bizarre

    Jamais auparavant les voitures MR-73 n'avaient subi de tels dommages alors qu'elles sont en service depuis environ 40 ans !

    Il paraît évident que le problème est causé par les nouvelles voitures. Peut-être que les mouvements latéraux de ces nouvelles voitures sont différents.