Vote de confiance chez les cols bleus de Montréal

La présidente du Syndicat des cols bleus de Montréal, Chantal Racette
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir La présidente du Syndicat des cols bleus de Montréal, Chantal Racette

La tension est vive au sein du Syndicat des cols bleus de Montréal. Les 6500 syndiqués seront appelés à se prononcer, jeudi, sur la confiance qu’ils accordent à leur présidente, Chantal Racette, et aux membres de son exécutif.

Le vote de confiance se déroulera de 6 h à 20 h au sous-sol de l’église Saint-Arsène, située au 1025 de la rue Bélanger. Ce vote survient deux jours après que quatre dirigeants du syndicat ont été condamnés à payer 103 000 $ pour un outrage au tribunal à la suite d’un débrayage illégal survenu en décembre 2015.

C’est la deuxième fois en un mois que les cols bleus sont invités à se prononcer sur le leadership de leur présidente. Le 10 décembre dernier, les membres présents à une assemblée avaient désavoué Chantal Racette dans une proportion de 50,5 %.

Le syndicat n’a pas précisé, mercredi, les conséquences du résultat du vote. Il a toutefois indiqué que le vote se déroulerait « sous la surveillance d’un panel d’observateurs indépendants chevronnés de tous les horizons ». L’identité de ces observateurs sera dévoilée jeudi.

La colère gronde au sein de ce puissant syndicat. Selon ce qu’a rapporté Le Journal de Montréal le mois dernier, la présidente Chantal Racette est soupçonnée d’avoir fait installer des GPS sur les véhicules de deux directeurs syndicaux en novembre dernier afin de vérifier leurs déplacements.

À la veille du vote de confiance, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) n’a pas voulu faire de commentaires.

Le maire Denis Coderre n’a pas été beaucoup plus loquace : « Bonne chance ! » a-t-il lancé.

Rappelons que Chantal Racette a été élue à la présidence du Syndicat des cols bleus de Montréal en avril 2015.