Montréal pourra aménager un parc rue Sainte-Catherine Ouest

Immeubles Prime avait bien d’autres visées pour ce terrain, sur lequel elle comptait construire un immeuble commercial et résidentiel.
Photo: Olivier Zuida Immeubles Prime avait bien d’autres visées pour ce terrain, sur lequel elle comptait construire un immeuble commercial et résidentiel.

Montréal pourra exproprier un terrain de la rue Sainte-Catherine Ouest, à l’angle de la rue Mackay, afin d’y aménager un parc. La Cour supérieure vient de donner raison à la Ville et reconnaît que cette décision a été prise dans l’intérêt public.

Immeubles Prime contestait la décision de l’arrondissement de Ville-Marie d’imposer une réserve foncière sur son terrain situé à l’angle nord-est de l’intersection des rues Sainte-Catherine Ouest et Mackay. L’entreprise alléguait que l’arrondissement n’avait pas la compétence requise pour décréter cette expropriation et qu’en plus, cette décision avait été dictée par l’Université Concordia, qui souhaitait l’aménagement d’un parc à cet endroit.

Immeubles Prime avait bien d’autres visées pour ce terrain, sur lequel elle comptait construire un immeuble commercial et résidentiel. Après trois tentatives, l’entreprise a finalement obtenu les permis de démolition et de construction requis pour la réalisation de son projet. Incapable d’expulser ses locataires, elle ne pourra aller de l’avant. Quand elle réussit à le faire en 2014, elle soumet de nouveaux plans, mais se heurte à un nouvel obstacle : la Ville a lancé son projet de réaménagement de la rue Sainte-Catherine Ouest et, lors des consultations, l’Université Concordia a réitéré son souhait de voir un parc public aménagé sur le site.

En octobre 2014, le conseil d’arrondissement décrète une réserve foncière sur les terrains, coupant court aux ambitions des Immeubles Prime.

L’entreprise s’est adressée à la Cour afin de faire déclarer nuls les avis de réserve foncière et d’expropriation. Mais en vain. Dans une décision rendue cette semaine, le juge Lukasz Granosik conclut que l’arrondissement était dans son droit de décréter cette expropriation et que rien ne permettait de conclure que la Ville avait subi des pressions de la part de l’Université Concordia.