Des ascenseurs dans 31 stations de métro d’ici 2022

<p>Il faudra attendre plus de 20 ans, soit en 2038, avant que l’ensemble du réseau soit accessible aux personnes à mobilité réduite, avance la STM.</p>
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir

Il faudra attendre plus de 20 ans, soit en 2038, avant que l’ensemble du réseau soit accessible aux personnes à mobilité réduite, avance la STM.

Près de la moitié des stations du métro de Montréal seront accessibles aux personnes à mobilité réduite d’ici 2022. La Société de transport de Montréal (STM) a annoncé mardi que 213 millions de dollars seront investis pour doter 14 stations supplémentaires d’ascenseurs d’ici cinq ans.

À l’heure actuelle, seulement 10 des 68 stations du métro comportent des ascenseurs. Des travaux sont en cours dans trois stations, soit Rosemont, Place-d’Armes et Honoré-Beaugrand, et l’installation d’ascenseurs est prévue dans six autres stations d’ici 2020.

Les 14 stations qui s’ajoutent à la liste, dont Jean-Talon, Jean-Drapeau, Angrignon, Université de Montréal et McGill, porteront à 31 le nombre de stations qui seront accessibles aux personnes à mobilité réduite, aux aînés et aux parents avec poussettes. Mais il faudra attendre plus de 20 ans, soit jusqu’en 2038, avant que l’ensemble du réseau soit accessible, a reconnu la STM.

L’entente Canada-Québec sur les fonds d’infrastructures en transport en commun signée en juillet dernier a permis d’accélérer la cadence des travaux d’accessibilité universelle dans le métro, a indiqué le maire Denis Coderre.

L’installation d’ascenseurs coûte environ 10 millions par station, mais le prix varie en fonction de la complexité des travaux à réaliser, a expliqué le président du conseil d’administration de la STM, Philippe Schnobb. « Vendôme va coûter beaucoup plus cher parce qu’il faut faire un tunnel », a-t-il précisé.

Lors de la construction du métro de Montréal dans les années 1960, les ascenseurs n’avaient pas été prévus, ce qui a valu à la STM de nombreuses critiques.

« L’annonce d’aujourd’hui est un pas en avant. Toutefois, il faut rappeler que la Ville a pris beaucoup de retard en matière d’accessibilité des transports en commun », a commenté le conseiller de Projet Montréal, Craig Sauvé.Depuis l’élection de Denis Coderre à la mairie, une seule station par année a été rendue accessible, alors que, dans son plan de transport de 2008, Montréal comptait en faire trois par année, a-t-il rappelé.

4 commentaires
  • Hélène Gervais - Abonnée 12 octobre 2016 06 h 50

    Il était temps ....

    que les personnes handicapées puissent jouir des mêmes privilèges que le commun des mortels pour le transport en commun. Probablement qu'il faudra moins de transport adapté lorsque plusieurs stations de métro leur seront accessibles.

  • François Beaulé - Abonné 12 octobre 2016 10 h 08

    Des coûts élevés

    213 millions pour 14 ascenseurs. Alors qu'il y a 50 ans, tout le réseau initial du métro avait coûté 150 millions, selon Jeanne Corriveau dans Le Devoir de samedi. Méchante inflation !

  • Robert Côté - Abonné 12 octobre 2016 10 h 48

    Les 50 ans du métro... et de nos bombes à la dynamite!


    Ces jours-ci, on parle beaucoup du 50e anniversaire du métro de Montréal, mais pour l’ancien policer que je suis, les années durant lesquelles on a creusé le métro dans le roc montréalais avec des tonnes de dynamite, rappellent un aspect méconnu ou oublié de ce vaste projet.
    En effet, la région de Montréal en 1962 était un énorme chantier, avec le début des travaux de construction du métro, de la Place Ville-Marie et de bien d’autres ouvrages majeurs. De plus, en 1963, Montréal ayant été désignée pour tenir l’Exposition universelle de 1967, on assistait à un boom immobilier, surtout au centre-ville, de même qu’à l’accélération des travaux de construction du fameux métro. Ces mégaprojets nécessitaient des quantités énormes de dynamite puisque le sol de Montréal, c’est bien connu, est surtout constitué de roc : le grand nombre de parcs qui sont souvent d'anciennes carrières le démontre assez clairement. Or, les lois et règlements sur l’entreposage des explosifs commerciaux, datant des années 20, visaient les usagers légitimes d’explosifs, tels que les mineurs. Il n’était pas tellement question à l’époque de prévenir le vol et nos grands-pères ne semblaient pas préoccupés par la possibilité que certains de leurs descendants utilisent la dynamite pour s’entre-tuer. L’accent était donc mis sur l’entreposage des explosifs sur les sites de construction : il fallait placer la dynamite non utilisée dans des coffres rouges, libellés EXPLOSIFS en lettres blanches sur le devant et les côtés. La question de la serrure ou du cadenas sur le coffre semblait bien secondaire...
    C’est ainsi que dès 1962, nos premiers terroristes du Front de libération du Québec, le redoutable FLQ, ont trouvé un accès facile à la matière première pour fabriquer leurs engins de mort, la dynamite, durant le « boom » de la construction au centre-ville de Montréal. Qui sait? Peut-être que devant le grand nombre de projets en marche simultanément, surtout celui du métro, le mot d’ordre était

  • Paul Cadrin - Abonné 13 octobre 2016 16 h 07

    Un ascenseur à la station Jean Drapeau

    Il y aura un ascenseur à la station Jean Drapeau, même s'il n'y en a pas aux deux extrémités (Berri-UQAM - l'ascenseur ne descend pas à la ligne jaune - et Longueuil). M. Coderre dit que, même si ça n'aide pas les personnes en fauteuil roulant, ça servira à d'autre usagers (on présume personnes avec des poussettes, personnes qui ont des difficultés de mobilité). L'argent qu'on va dépenser pour cette solution boîteuse va priver les personnes en fauteuils roulants d'un ascenseur dans une autre station où il aurait été vraiment utile. PAS FORT!