Des péquistes déçus se tournent vers Option nationale, selon son chef

Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti

Québec — Depuis vendredi soir, dès l’élection de Jean-François Lisée comme chef du Parti québécois, des centaines de militants péquistes ont quitté cette formation pour se joindre à Option nationale.

C’est ce qu’affirme le chef d’Option nationale, Sol Zanetti, en entrevue à La Presse canadienne. M. Zanetti précise qu’il s’agit en grande majorité de militants qui appuyaient la candidature de Martine Ouellet. Selon lui, ceux-ci avaient décidé de « donner une dernière chance » au Parti québécois en soutenant l’approche « courageuse et inspirante » de Mme Ouellet. Mais, ajoute Sol Zanetti, le PQ a plutôt choisi une vision contraire, celle de « mettre le couvercle sur la marmite » et de ne pas tenir de référendum dans un premier mandat.

Le chef d’Option nationale estime que plusieurs sympathisants du PQ ne se retrouvent plus dans cette formation politique, et qu’ils préfèrent « l’option claire » de son parti. M. Zanetti souligne qu’une campagne Web d’adhésion a été lancée, en raison de cette « vague d’appui » envers son parti.

Questionné à savoir s’il souhaite que Martine Ouellet se joigne également à Option nationale, Sol Zanetti dit qu’elle est « la bienvenue ». Il comprend toutefois qu’il faut « laisser la poussière retomber », que Mme Ouellet a sûrement besoin d’un repos après une aussi longue campagne à la chefferie.

33 commentaires
  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 11 octobre 2016 03 h 18

    … celui des larmoiements inutiles !

    « Mais, ajoute Sol Zanetti, le PQ a plutôt choisi une vision contraire, celle de « mettre le couvercle sur la marmite » et de ne pas tenir de référendum dans un premier mandat. »

    Bien sûr que certes, mais on-dirait que la Communauté du Québec, assimilée ou associée aux valeurs du « souverainisme » via celles du néo-libéralisme ambiant, préfère autre chose que celle des valeurs liées au monde de l’indépendantisme !

    Compte tenu de ce point, il est et demeure comme important que les formations souverainistes, notamment celle du PQ, soient en mesure d’aider à rouvrir et de maintenir, selon le nouveau chef du PQ, « le chemin des victoires » (JFL) plutôt que …

    … celui des larmoiements inutiles ! - 11 oct 2016 –

    Ps. : l’auteur de la présente n’est membre d’aucun parti ni mouvement politiques mais se dit libre-penseur !

  • Pierre Schneider - Abonné 11 octobre 2016 07 h 44

    Des chiffres

    La Presse canadienne, ses journaux affiliés et la radio ont véhiculé cette info tout le week-end en manchettes. Bien entendu, des membres d'Option nationale, qui avaient acheté des cartes du PQ pour voter Ouellet, sont retournés chez-eux, la tête basse, tel que prévu.

    Mais des centaines ? Il faudrait voir avec le DGE le nombre exact de nouvelles adhésions à ON au cours de la journée de samedi pour en être assurés. J'espère que les jurnalistes vont vérifier.

    Ironie de la chose, ces mêmes partisans de Martine Ouellet vont maintenant la combattre puisqu'elle a juré de demeurer fidèle au Parti québécois. Dommage que certains indépendantistes, au lieu de promouvoir leur option au sein de groupes de pression, persistent à combattre le PQ, plutôt que de s'y rallier et livrer leur bataille au sein du plus grand parti indépendantiste de l'histoire du Québec.

    À qui profite la division est la question qu'il faut se poser ?

    • Luc Bertrand - Abonné 11 octobre 2016 11 h 34

      De un, monsieur Schneider, je peux en témoigner moi-même pour avoir pointé des centaines de membres du PQ lors de cette course au sein de l'équipe de Martine Ouellet. Beaucoup des sympathisant(e)s de Martine l'avaient comme seul et unique choix et m'ont confié vouloir déchirer leur carte si elle n'était pas élue cheffe du PQ, voire même joindre Option nationale.

      L'analyste Luc Lavoie, de LCN, avec qui je diverge le plus souvent d'opinion, a lui-même souligné la détermination des sympathisant(e)s de madame Ouellet, au point de ne considérer aucun autre candidat. Il avait alors évoqué que la seule autre alternative, pour ces "pur(e)s et dur(e)s" déçu(e)s, serait de joindre Option nationale, une éventualité que lui et Bernard Drainville estimaient cependant peu probable, du moins de manière systématique.

      Si Jean-François Lisée a bel et bien invité Martine Ouellet à poursuivre la préparation d'un référendum à l'intérieur du PQ lors de son discours de victoire, je doute qu'il laissera le congrès national de juin 2017 accoucher d'un programme prévoyant la tenue d'un référendum ou l'accession à l'indépendance dès l'élection de 2018, sans quoi il se retrouverait dans une situation inconfortable. Selon moi, ses militant(e)s chercheront par tous les moyens à mettre des bâtons dans les roues aux sympathisant(e)s de son ancienne adversaire pour éviter toute compromission envers l'indépendance dans un premier mandat. Au terme du congrès, il sommera Martine Ouellet de rentrer dans le rang ou quitter le parti.

      D'une manière ou d'une autre, le choix de monsieur Lisée finira par causer un schisme au sein du parti au plus tard à l'été prochain. Ou bien ce sera Martine Ouellet qui entraînera l'exode de ses dernier(e)s sympathisant(e)s resté(e)s au PQ, ou bien elle gagnera l'appui du reste des membres du parti et mettra à l'épreuve le leadership de son chef.

      Et c'est sans compter les inévitables frictions avec Alexandre Cloutier sur la question identitaire.

      Luc Bertrand

    • Luc Bertrand - Abonné 11 octobre 2016 12 h 03

      Monsieur Schneider, en tout respect, à quoi sert-il au Parti québécois d'être "le plus grand parti indépendantiste de l'histoire du Québec" si la masse d'indépendantistes et progressistes qu'il a floué(e)s en ne respectant son article 1 que sous l'ère Parizeau ne se laisse plus confondre par cette épithète auto-proclamée?

      Le choix de Jean-François Lisée ne fera que donner raison à Philippe Couillard lorsqu'il prétend que le Parti québécois a peur de son option au point de chercher à la cacher, ce qui n'est pas de nature à mettre fin au scepticisme envers l'indépendance et au cynisme face au PQ de la population depuis bientôt 21 ans. On ne peut toujours se tromper aussi lourdement sans devoir inévitablement en payer le fort prix. Et je crains, malheureusement, que le PQ ne le fasse encore en 2018 comme il l'a fait en 2007 et en 2014.

      Pour éviter la cauchemardesque conséquence de la réélection des libéraux, il restera toujours la possibilité, pour les nationalistes mous et les fédéralistes déçu(e)s du PLQ, de jeter leur dévolu sur la CAQ. Quant aux indépendantistes sincères qui restent au PQ, ils/elles seraient mieux avisé(e)s de grossir les rangs d'Option nationale pour lui permettre enfin de constituer l'alternative au véhicule usé à la corde qu'est devenu le PQ pour porter la cause de l'indépendance. Et mieux vaut le faire à deux ans des élections de 2018 plutôt qu'à risquer à nouveau d'être déçu(e) l'été prochain et de risquer de tout perdre, à la fois le PQ comme navire-amiral de l'indépendance et ON comme espoir de rechange pour relancer le mouvement vers le pays du Québec.

      Luc Bertrand

    • Raymond Labelle - Abonné 11 octobre 2016 14 h 47

      JFL garantit un référendum si le PQ est réélu en 2022.

      Le "peut-être" des conditions gagnantes est en pratique synonyme de "pas de référendum pendant un mandat du PQ". Ça a été la ligne suivie depuis 1995. Comme la population ne veut pas de référendum, c'est aussi la cause de la défaite du PQ de 2014 et de ses difficultés générales du PQ. Le pire de deux mondes pour un partisan du PQ. Même un "sous-peut-être" a suffi pour faire perdre le PQ aux élections de 2014.

      La proposition de JFL a plus de chances de mener à une élection référendaire en 2022, même s'il faut attendre un peu, qu'une défaite assurée en 2018 causée par la proposition référendaire ou encore une défaite assuré en 2018 par un autre "peut-être" de conditions gagnantes.

      Les mêmes causes ont généralement les mêmes effets: si le PQ veut tenter de faire une élection référendaire, il faut changer de paradigme comme le propose JFL. Et il semble que les membres du PQ endossent cette proposition.

    • Raymond Labelle - Abonné 11 octobre 2016 15 h 00

      "Pour éviter la cauchemardesque conséquence de la réélection des libéraux, il restera toujours la possibilité, pour les nationalistes mous et les fédéralistes déçu(e)s du PLQ, de jeter leur dévolu sur la CAQ."

      Non. La plupart des électeurs de la CAQ sont contre l'indépendance. Certains ont malgré tout cru qu'il y avait peu de risques de référendum si le PQ était élu en 2012 et en 2014.

      Advenant que le PQ garantisse la tenue d'un référendum en cas d'élections, beaucoup d'électeurs lâcheront la CAQ et se réfugieront au PLQ. De même pour certaines personnes qui votent pour le PQ dans le passé ayant cru que celui-ci ne ferait pas de référendum.

      Le problème des indépendantistes est, de leur point de vue, tragique: la majorité de la population ne veut pas de son projet. JFL est prêt à sacrifier le pouvoir, s'il le faut, pour cette aspiration en 2022.

      Mais pas en 2018 - malgré tout, le pouvoir provincial a un pouvoir d'action très important sur le Québec, souvent sous-estimé par la propagande indépendantiste d'ailleurs, et il faut aussi penser au bien-être de la population et à l'avenir de la société québécoise, qui a besoin d'un bon gouvernement.

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 11 octobre 2016 16 h 51

      Si c'est rendu qu'être véritablement un parti indépendantiste dépend de la promesse de tenir un référendum, tant qu'à moi Option nationale ou Q.S. peuvent bien promettre d'en tenir un annuellement si...évidemment ils prennent le pouvoir.

      Moi j'aime l'option de M. Lisée et M. Cloutier de se parler plus profondément d'indépendance afin de ne pas se lancer dans l'aventure avec un trop grand risque de le perdre.

      Les référendums perdus de 1980 et surtout le deuxième de 1995 ont créé une blessure dont on peine à se remettre.

      Comme en 1980, Trudeau fils serait capable de faire des promesses en l'air pour défaire la souveraineté. Les Libéraux fédéraux de Trudeau père avaient promis de mettre leur siège en jeu afin qu'un NON signifie aux canadiens des changements majeurs pour donner une place particulière au Québec. Ils ont fait le contraire lors du rapatriement de la Constitution en 1982.

      Bien des jeunes ont rejoint l'électorat depuis ces référendums. Il faut discuter avec eux. Des trois leaders étudiants du printemps érable, deux sont venus au P.Q. ( Martine Desjardins et Léo Bureau-Blouin ), et Gabriel Nadeau-Dubois est près de jean-Martin Aussant qui a repris sa carte du P.Q.

      Il faut continuer la construction d'un noyau solide de ce genre de leaders, expliquer les tenants et aboutissants de la souveraineté, ensuite la table sera mise pour un référendum. Ne commençons pas par le digestif, mais par la préparation...du repas.

  • Jean Lapointe - Abonné 11 octobre 2016 07 h 59

    Nous ne sommes pas engagés dans une croisade

    «Le chef d’Option nationale estime que plusieurs sympathisants du PQ ne se retrouvent plus dans cette formation politique, et qu’ils préfèrent « l’option claire » de son parti.»

    Ce que je ne comprends pas c'est comment ces gens-là qui auraient quitté le Parti québécois entendent parvenir plus rapidement à l'indépendance en se joignant à ON plutôt qu'en restant dans le Parti québécois.

    Comment espèrent-ils entre autres remporter les prochaines élections?

    On dirait qu'ils n'ont pas compris que l'indépendance politique du Québec c'est un choix politique et non pas une nécessité absolue voulue par je ne sais qui, Dieu ou Allah.

    On est dans le domaine politique ici et non pas dans le domaine religieux.

    J'espère que monsieur Zanetti n'a pas entendu de voix de l'au-delà comme Jeanne d'Arc.

    J'exagère sûrement mais pourtant c'est l'impression qu'il me fait monsieur Zanetti.

    Il faudrait qu'il s'explique davantage s'il veut me convaincre que je devrais le suivre.

    • Jean-Marc Simard - Abonné 11 octobre 2016 10 h 38

      Alors que Jean-Martin aussant, fondateur de Option nationale, est redevenu membre du PQ, Sol Zanetti continue à alimenter les turbulences au sein du mouvement indéoendantiste...Si son désir de faire l'indépendance était réellement sérieux, il saborderait son parti pour rejoindre les rangs d'une force unique...Parfois je pense qu'il est payé par des opposants plquistes ou rocistes pour mêler les cartes dans la mouvance souverainiste...Serait-il un agent caché de la GRC, comme le fut un certain autre du côté du PQ ?

    • Luc Bertrand - Abonné 11 octobre 2016 12 h 55

      Monsieur Simard, si les fédéralistes cherchaient vraiment à nuire au mouvement indépendantiste, ils prendraient une meilleure solution qu'un groupuscule ne parvenant qu'à faire perdre quelques centaines de votes dans chaque comté. Ils infiltreraient plutôt le parti à combattre lui-même, en travaillant à l'amener à se donner le chef le moins dangereux à abattre par leurs marionnettes à l'Assemblée nationale.

      Vous ne vous surprennez pas que la plupart des chefs du PQ (notamment Pierre-Marc Johnson, Lucien Bouchard, André Boisclair, Pauline Marois et PKP) aient déjà frayé avec le clan Desmarais et n'aient fini par devoir démissionner après avoir causé des torts graves au parti ou perdu une élection de manière décisive? Comment expliquez-vous que l'establishment du PQ écarte de manière aussi cavalière, depuis 1996, toute les propositions au programme visant à modifier la stratégie d'accession à l'indépendance ou à définir la nation québécoise?

      Quand c'est rendu que le Parti québécois considère lui-même que son option est devenue un boulet - Jean-François Lisée l'a lui-même dit textuellement à TLMEP, le dimanche précédant son élection - vous ne trouvez pas qu'il y a lieu de s'inquiéter sérieusement?

      Luc Bertrand

  • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 11 octobre 2016 08 h 02

    Sol et Gobelet sont de drôles de pistolets!

    Sol et Goblet sont de drôles de pistolets.
    Ils marchent sur la tête même quand c'est pas leur fête
    Sol n'est pas une cloche,c'est une sacrée galoche
    Sol et Goblet sont de drôles de pistolets
    S'il faut faire l'acrobate,trouvez-en qui les battent.

    Parce qu'il faut être doté d'un solide sens de l'humour pour faire une telle déclaration comme vient de le faire le chef d'ON. Vous savez ce parti qui navigue entre 0% et 1% des intentions de vote.

    Alors pour y ajouter mon grain de sel, je dirais que "C'esstraorbitaire, ON est en train de doubler les pécus avec tout ce monde qui le joignent"

    Effectivement passer de 0,01 à 0,02 des intentions de vote, c'est tout un progrès!

    • Patrick Boulanger - Abonné 11 octobre 2016 09 h 16

      «Effectivement passer de 0,01 à 0,02 des intentions de vote, c'est tout un progrès!»?

      M. Cotnoir, dans quels sondages penez-vous vos chiffres? J'ai le sentiment que vous parlez, ici, à travers de votre chapeau!

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 octobre 2016 11 h 36

      À Patrick Boulanger,

      "J'ai le sentiment que vous parlez, ici, à travers de votre chapeau!" -Pierre-Alain Cotnoir

      Depuis le temps qu'il écrit sur cette tribune, vous devriez savoir que M. Cotenoir semble éprouver quelques problèmes à faire la différence entre son imagination et la réalité politique et statistique.

      Pour reprendre un des leitmotiv de Jean-François Lisée lui-même :

      "Quand on fait de la politique, commençons donc par essayer d'être factuels" - JFL

      Christian Montmarquette

    • Pierre-Alain Cotnoir - Abonné 11 octobre 2016 11 h 41

      M. Boulanger, c'est pire que vous ne le pensez, ON est tellement dans la marge que les sondeurs (CROP, Léger) ne se donne même plus la peine d'en estimer les intentions de vote. Il est donc reléguer avec toutes les autres particules dans la catégorie fourre-tout "autres partis". Aussi, la seule source fiable demeure le résultat obtenu en avril 2014, soit 0.0073 des votes ou si vous le préférez moins des trois quarts de 1%. Ce que vous pouvez valider en vous rendant sur le site du directeur des élections du Québec.

    • Christian Montmarquette - Abonné 11 octobre 2016 14 h 32

      " La seule source fiable demeure le résultat (d'Option nationale) obtenu en avril 2014, soit 0.0073 des votes" - Pierre-Alain Cotnoir

      M. Cotnoir continue dans ses imprécisions et semble incapable de copie-coller une information formelle à partir du site du Directeur général des Élections.

      Option nationale n'a pas reçue "0.0073%" des votes.

      Mais bien : "0,73%" des votes selon le chiffres du DGEQ lui-même.

      Ceci dit, Option nationale à qui on accorde effectivement une importance surfaite, ne peut même pas revendiquer le statut officiel de parti politique, puisqu'il n'a pas atteint le 1% nécessaires des votes pour l'obtenir et conséquemment obtenir le remboursement de ses dépenses par l'État.

      Quand on pense que Jean-Martin Aussant lui-même les a déjà largués pour reprendre sa carte d'un PQ qui repousse pourtant toujours son Article Un à la semaine des quatre jeudi.. La seule véritable alternative dont les indépendantistes disposent désormais, est donc Québec Solidaire, dont le programme garanti un référendum dans un premier mandat depuis sa fondation.

      À bon entendeur..

      Christian Montmarquette

      Source : DGEQ :

      http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provinci


      .

    • Jean-Guy Mailhot - Inscrit 11 octobre 2016 15 h 00

      À M. Montmarquette.

      Contrairement à ce que vous prétendez, les statistiques de M. Cotnoir sont d'une exactitude et relève du factuel.

      Vous dites: '' vous devriez savoir que M. Cotenoir semble éprouver quelques problèmes à faire la différence entre son imagination et la réalité politique et statistique.'' ( C. Montmarquette ).

      Monsieur Cotnoir mériterait certainement des excuses de votre part, du moins avouez que les statistiques qu'il met dans sont texte ci-haut sont d'une exactitude irréprochable.

    • Luc Bertrand - Abonné 11 octobre 2016 17 h 02

      Justement, monsieur Cotnoir, Option nationale n'en serait pas réduite à un tel score famélique si le Parti québécois ne persistait autant dans le décor politique à usurper le titre de "seul parti capable de faire l'indépendance du Québec" sans jamais le prouver dans ses actions. Et à bénéficier autant de la complaisance médiatique et des maisons de sondage (qui ne listent même plus ON dans les choix possibles depuis que Jean-Martin Aussant a perdu l'unique siège qu'a déjà détenu le parti, le 4 septembre 2012) pour conforter cette illusion aux yeux de la population. Sans compter les incessants appels au "vote stratégique" du PQ pour manipuler les électeurs indépendantistes, les culpabilisant contre le risque de diviser le "vote indépendantiste" et causer l'élection des libéraux! Alors que la véritable division l'est plutôt pour l'alternative provinciale de gouvernement au PLQ!

      Sans la visibilité dans le débat des chefs que procure la présence de député(e)s à l'Assemblée nationale du Québec, tout nouveau parti émergent comme ON est condamné à passer sous le radar des médias. Et il est déjà reconnu que l'actuel mode de scrutin uninominal à un seul tour rend extrêmement difficile l'émergence de nouveaux partis, puisqu'il tend à favoriser le bipartisme, tendance classique du parlementarisme de type britannique qui nous tient lieu de démocratie.

      Luc Bertrand

    • Luc Bertrand - Abonné 11 octobre 2016 17 h 03

      Mais, surtout, monsieur Cotnoir, ne venez pas blâmer ON pour les insuccès répétés du PQ! Ce parti est une conséquence directe de l'intransigeance des chefs du PQ vis-à-vis des indépendantistes, qu'ils accusent de nuire aux chances d'élection du parti. Les problèmes du PQ sont dans la culture même du parti, car ils reviennent sans cesse et restent les mêmes, chef après chef, congrès après congrès et défaite après défaite. Pourtant, à chaque fois on se répète qu'il faut revoir de fond en comble le parti, son programme ou repenser son action. Mais il y a toujours DEUX éléments qui échappent à toute remise en question: le mode d'accession à l'indépendance et la définition de l'identité québécoise. Le premier reste intouchable depuis Claude Morin, le second reste un tabou, le parti restant stigmatisé par l'évidence dénoncée par Jacques Parizeau et culpabilisé par le multiculturalisme de Trudeau.

      Luc Bertrand

    • Patrick Boulanger - Abonné 12 octobre 2016 07 h 27

      @ M. Cotnoir

      M. Cotnoir, je vous invite à visiter le site du directeur général des élections. Le chiffre que vous me donnez est inexact (0.0073). Par ailleurs, ce n'est pas parce que les sondeurs ne se donnent plus la peine de considérer les intentions de vote d'ON que ceux-ci se retrouvent à 0,01 à 0,02% dans les intentions de vote.

    • Christian Montmarquette - Abonné 12 octobre 2016 07 h 27

      À Maxime Parisotto,

      - Tordu le PQ? - Mettez-en!!

      "La seule chose qui va me convaincre, c'est si le PQ est capable de relever la province (...) soutenu par des gens qui ont relancé l'économie du Québec.." - Maxime Parisotto

      1) Il sera bien difficile pour le PQ de tenter de nous faire croire qu'il seraient soi-disant capables de relever l'économie. Puisqu'en tant que parti néolibéral tout aussi néolibéral que le Parti libéral qui endosse le même dogme du déficit zéro et les mêmes politiques d'austérité, le PQ participe au au contraire à la dégradation de l'économie en gavant les riches et les entreprises à raison de 10 milliards par année d'argent public, ce qui, en 20 ans, correspond à l'ensemble de la dette nationale soit plus de 200 milliards! Un détournement de fonds publics colossal perpétré contre les citoyens du Québec et les services publics.

      2) Et il sera d'autant plus improbable, voire impossible, d'espérer quelqu'améliorations économiques que ce soit de la part du PQ qui se sert délibérément de la question nationale pour justifier le marasme économique du Québec et dont l'État fédéral serait soi-disant le responsable.

      Améliorer les finances du Québec serait donc non seulement lui faire perdre ses appuis illicites dans le merveilleux monde de la promiscuité entre l'État et le commerce, mais lui faire perdre aussi un argument fallacieux mais majeur de sa sempiternelle rhétorique, comme quoi.. si ça val si mal au Québec, c'est qu'on n'est pas indépendant..

      - Tordu le PQ?

      - Mettez-en!!

      Christian Montmarquette

  • Maxime Parisotto - Inscrit 11 octobre 2016 08 h 27

    Attristés par la volonté de Lisée de ne pas faire de référendum immédiatement, des membres du PQ vont à ON qui prétend vouloir en faire un dès que possible.
    Ils ont raison! La pupart sont des jeunes: ils n'ont pas voté ou n'étaient pas nés en 1995. C'est injuste!
    Eux aussi ont le droit de perdre un référendum!

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 11 octobre 2016 11 h 18

      "Ils ont le droit de perdre ...!"
      Quand on nait looser on parle de perdre.

    • Maxime Parisotto - Inscrit 11 octobre 2016 16 h 53

      Non, quand on parle français on parle de "perdant en passant"...

      On a posé la question aux Québécois 2 fois et ils ont dit non. Vous êtes déjà des perdants!!! Doublement en plus!!!
      Avant de poser la question une 3e fois, j'aimerais être sûr que le PQ est capable de diriger une province comme du monde. Sinon, pas de pays!
      En attendant, la question du référendum pollue la politique au Québec. Résultat: les libéraux à vie. Le régne libéral, c'est la faute du PQ!
      Si au moins on pouvait avoir un système de santé pas trop pire, rénover les écoles etc...et viens pas me dire que l'indépendance va tout régler ça par magie!

      Ce que les péquistes, en tout cas certains d'entre eux n'ont pas compris, c'est que le peuple a dit non deux fois. Ça sert à rien d'en débattre, de chercher les raisons, d'essayer de convaincre!
      La seule chose qui va me convaincre, c'est si le PQ est capable de relever la province! Et dans ce cas là, peut-être, je dis bien peut-être, que si le projet est bien monté, le dossier bien travaillé, soutenu par des gens qui ont relancé l'économie du Québec, je voterais alors peut-être oui. Et beaucoup de gens pensent comme moi!
      Mais pour l'instant je ne vois pas le moindre début de commencement que ce que je dis là-haut va se produire. Et tant que Trudeau sera populaire au Québec (avec raison), ça n'arrivera pas.

    • Nicole Ste-Marie - Abonnée 12 octobre 2016 08 h 12

      Les looser parlent de:
      "Eux aussi ont le droit de perdre un référendum!"
      "Vous êtes déjà des perdants!!!"
      "Le règne libéral c'est la faute de ..."
      "Les péquistes n'ont pas compris"
      " je voterais peut-être, Oui "
      "ça n'arrivera pas"
      C'est pas looser ça ?

      Le référendum de 1995 fût gagné légalement par le PQ.
      Relire les conclusions de la commission Gommery.
      L'enquête sur les commandites.
      Les loosers disent ils ont dit NON deux fois.