Guillaume Lavoie saute dans l’arène

Conseiller municipal de Rosemont-La Petite-Patrie, Guillaume Lavoie est notamment porte-parole de l’Opposition officielle en matière de finances, de relations gouvernementales et de relations internationales.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Conseiller municipal de Rosemont-La Petite-Patrie, Guillaume Lavoie est notamment porte-parole de l’Opposition officielle en matière de finances, de relations gouvernementales et de relations internationales.

Moins d’un mois après avoir déclaré qu’il ne serait pas de la course, le conseiller municipal Guillaume Lavoie a annoncé lundi qu’il briguerait la chefferie de Projet Montréal.

Des craintes au sujet de la santé d’un des membres de sa famille avaient d’abord contraint le père de deux enfants à renoncer à son projet de devenir chef de l’opposition. Mais les inquiétudes ne se sont pas avérées, et voilà que l’élu de Rosemont-La Petite-Patrie se dit prêt à prendre la tête de son parti, puis à devenir maire de Montréal.

Étant donné le retrait de la candidature de l’urbaniste Gérald McNichols Tétreault la semaine dernière, Guillaume Lavoie n’a pour adversaires que ses collègues Valérie Plante et François Limoges, respectivement élus dans Ville-Marie et La Petite-Patrie. À l’annonce de sa mise en candidature, il était entouré d’une dizaine d’élus, dont le maire de Rosemont-La Petite-Patrie, François Croteau. L’ex-analyste politique a-t-il sauté dans la course pour en relever le caractère ? « Absolument pas, a répondu le principal intéressé. Je suis très, très heureux de faire ça. J’aurais aimé prendre ma décision avant, mais ce n’était pas possible. »

La fin de l’improvisation

Pour Projet Montréal, troisième aux dernières élections municipales, la pente risque d’être difficile à monter. Pour gagner la faveur du public, Guillaume Lavoie entend miser sur les enjeux de mobilité, tant économique que sociale ou physique. « Nous sommes une des rares villes qui est à la fois complètement congestionnée et à la fois hostile à toutes les innovations en matière de mobilité », a-t-il lancé.

Aussi le conseiller souhaite-t-il attirer l’attention sur ce qu’il qualifie « d’improvisation » de la part de l’administration Coderre. Le règlement P-6, l’interdiction des calèches, l’ouverture des bars jusqu’à 6 h, le règlement sur les pitbulls : voilà autant de décisions de l’administration Coderre qui ont été contestées ou renversées par des tribunaux, a souligné M. Lavoie.

Le nouvel aspirant chef a par ailleurs qualifié d’« excellente nouvelle » la possibilité que la chef du parti Vrai Changement pour Montréal, Justine McIntyre, se joigne à la course. « J’espère qu’il y aura [plusieurs personnes] qui, comme moi, voudront créer le mouvement le plus large possible », a-t-il réagi.

Des discussions à propos d’une éventuelle fusion entre Projet Montréal et Vrai Changement pour Montréal, le parti fondé par Mélanie Joly et maintenant dirigé par Mme McIntyre, sont en cours.

Projet Montréal est à la recherche du successeur de Luc Ferrandez, qui assure l’intérim depuis la démission de l’ex-chef Richard Bergeron, en octobre 2014. La période de mises en candidature prendra fin le 15 octobre et le scrutin aura lieu le 4 décembre.

2 commentaires
  • François Beaulé - Abonné 10 octobre 2016 22 h 05

    Prétextes de politicien

    Rien n'est plus élastique que les obligations familiales des politiciens.

  • Bernard Plante - Abonné 11 octobre 2016 12 h 16

    Louche

    M. Lavoie est, malgré le maquillage, un produit de l'école ultra fédéraliste Jeanne-Sauvé. Est-ce vraiment ce dont Montréal a besoin, d'un porte étendard de sa majesté qui vient miner de l'intérieur un parti se voulant progressiste? J'en doute fort.