Stationnements étagés : Rosemont fait marche arrière

<em>«</em><em> </em><em>À</em><em> la lumière de nos analyses, et après les discussions, on a décidé de retirer le projet de règlement et de laisser la possibilité qu’un stationnement étagé soit fait, mais en projet particulier seulement</em><em> </em><em>»</em>, a confirmé le maire de Rosemont–La Petite-Patrie, François Croteau.
Photo: Michaël Monnier Archives Le Devoir « À la lumière de nos analyses, et après les discussions, on a décidé de retirer le projet de règlement et de laisser la possibilité qu’un stationnement étagé soit fait, mais en projet particulier seulement », a confirmé le maire de Rosemont–La Petite-Patrie, François Croteau.

Devant l’opposition populaire, l’arrondissement Rosemont — La Petite-Patrie renonce à ses projets de stationnements étagés sur son territoire.

En avril, l’arrondissement avait annoncé son intention de modifier son règlement d’urbanisme afin de permettre la construction éventuelle de stationnements étagés dans le secteur de la rue Boyer, près de la Plaza Saint-Hubert, et dans les environs de la Promenade Masson.

Inquiets de la hausse du volume de circulation automobile, des citoyens habitant à proximité de la Plaza Saint-Hubert se sont mobilisés contre le projet. « Plutôt que d’améliorer notre qualité de vie, ils nous proposent de la détériorer. Il y aurait plus de bruit, plus de pollution. Je suis estomaquée », avait raconté une citoyenne au Devoir.

Or mercredi, les élus de l’arrondissement et les résidants se sont rencontrés. « À la lumière de nos analyses, et après les discussions, on a décidé de retirer le projet de règlement et de laisser la possibilité qu’un stationnement étagé soit fait, mais en projet particulier seulement », a confirmé le maire de Rosemont–La Petite-Patrie, François Croteau.

En clair, cela signifie qu’un promoteur qui souhaiterait construire un stationnement étagé aurait à proposer un projet dérogatoire au règlement, et donc soumis à davantage d’analyses. L’arrondissement souhaiterait imposer une série de critères pour ce type de projet, notamment l’obligation de prévoir une toiture végétalisée, des espaces pour les voitures électriques et des stationnements à vélo.

1 commentaire
  • Jean Richard - Abonné 26 août 2016 09 h 04

    Voitures électriques ?

    Va pour les toits végétalisés, va pour les stationnements de vélo, en autant qu'il s'agisse de stationnements sécuritaires (les vols de vélo contribuent à dissuader bien des gens tentés par ce mode de transport), mais en quoi les voitures électriques doivent-elles jouir de mesures préférentielles ?

    Les gens du quartier craignent une augmentation du volume de la circulation automobile. Or une voiture, qu'elle soit diesel, à essence, à gaz ou électrique, ça reste une voiture et ça occupe beaucoup, beaucoup d'espace et en ville, l'espace doit être repartagé, à moins que l'on veuille accélérer l'exode de la population au lieu de la freiner. Des bouchons de circulation sur la rue Saint-André, que ce soit des bouchons diesel, des bouchons à essence, à gaz, ou des bouchons électriques, ça reste des bouchons. L'augmentation du volume de la circulation a aussi un effet dissuasif sur la marche et le vélo.

    La plaza Saint-Hubert est desservie par deux stations de métro (100 % électrique), une ligne d'autobus sur la rue même et plusieurs lignes sur les rues transversales. Elle est donc très accessible sans devoir utiliser une voiture, que ce soit à essence ou électrique.

    Cet engouement de la Ville (alimenté par des lobbies industriels) pour la voiture électrique fait craindre le pire. Ainsi, dans Rosemont, la piste cyclable de la rue Boyer pourrait être parmi celles à sacrifier car à partir du moment où on installera des bornes de recharge, les vélos ne pourront plus passer (c'est sur les trottoirs qu'on va installer ces bornes). Bref, les piétons et les cyclistes seront les premiers à être sacrifiés par le culte de la voiture individuelle rechargeable.

    L'auto individuelle rechargeable, c'est pour la banlieue, pas pour la ville. Les quartiers qui se préparent à dérouler le tapis rouge (des mesures préférentielles) à ce retour orchestré de la priorité à la voiture individuelle font une erreur qui pourrait devenir rapidement irréparable.