La consommation d’eau potable en baisse

Selon la Ville de Montréal, la réduction de la consommation d’eau est attribuable à plusieurs facteurs, comme la réfection de son réseau souterrain qui, chaque année, engloutit d’importants investissements.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Selon la Ville de Montréal, la réduction de la consommation d’eau est attribuable à plusieurs facteurs, comme la réfection de son réseau souterrain qui, chaque année, engloutit d’importants investissements.

La consommation d’eau potable continue de baisser à Montréal et a chuté de 20 % depuis 2015, révèle un bilan rendu public par la Ville vendredi. Les fuites dans le réseau demeurent cependant importantes, puisque 180 millions de mètres cubes sont disparus dans la nature l’an dernier.

Les plus récentes données révèlent que la production d’eau des six usines montréalaises est passée de 630 millions de mètres cubes en 2014 à 600 millions en 2015, soit une diminution de 5 %. « C’est la diminution annuelle la plus importante jamais enregistrée depuis 15 ans », note le rapport du Service de l’eau de la Ville de Montréal.

Ce qui signifie que depuis 2001, la production d’eau potable a diminué de 20 %.

À l’échelle de l’agglomération de Montréal, la production d’eau atteint maintenant 823 litres par habitant, ce qui équivaut à une baisse de 26,5 % par rapport à 2001. La Ville a ainsi « largement dépassé l’objectif de la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable » qui avait fixé à 20 % l’objectif de réduction de la distribution d’eau par habitant d’ici 2017 par rapport à 2001, souligne le document.

« Autrement dit, depuis dix ans, les efforts municipaux, ainsi que ceux de toute la collectivité, ont permis d’économiser une année entière de production d’eau équivalant à celle de 2001 », observe-t-on.


 

Champions de la consommation

La consommation d’eau des Montréalais demeure toutefois largement supérieure à celle de l’ensemble des Québécois, qui se chiffrait à 589 litres par personne en 2014, selon les données publiées par le gouvernement du Québec. Cet écart pourrait toutefois s’expliquer par la plus forte concentration d’industries et de commerces observée dans la métropole.

Selon la Ville de Montréal, la réduction de la consommation d’eau est attribuable à plusieurs facteurs comme la réfection de son réseau souterrain qui, chaque année, engloutit d’importants investissements.

Les programmes de sensibilisation, dont la Patrouille bleue, de même que la nouvelle réglementation en vigueur depuis 2013 qui encadre l’usage de l’eau — et interdit notamment d’arroser une surface pavée l’été —, ont aussi eu un impact sur la consommation d’eau, estime la Ville.

À cela s’ajoute l’installation graduelle de compteurs d’eau, qui sont désormais au nombre de 7032 dans les industries, commerces et institutions (ICI) à Montréal.

Eau perdue

 

 

Les fuites demeurent toutefois importantes dans le réseau souterrain. Alors qu’au début des années 2000, on estimait à 40 % le taux de perte, il stagne maintenant à 30 % depuis 2013. Mais en matière de volume, l’eau perdue suit une tendance à la baisse, atteignant 180 millions de mètres cubes en 2015 contre 189 millions l’année précédente.

La Ville demeure encore loin des exigences de la Stratégie québécoise d’économie d’eau potable, qui vise la réduction de pertes à 20 % d’ici 2017.

Par ailleurs, la Ville estime à 360 $ le coût des services d’eau par résidant, soit moins de 1 $ par jour par personne.

4 commentaires
  • Patrick Daganaud - Abonné 9 juillet 2016 08 h 58

    Imaginez si moins de fonds avaient été détournés...

    Sur 15 ans, on peut estimer au moins 3 et probablement 5 les années « perdues » parce que les sommes investies sont allées dans les canalisations des mafias de ce monde glauque.

    Question de fuites...

  • Matthieu Leclerc - Inscrit 9 juillet 2016 13 h 02

    30%!!!

    Alors que nous on perd 30% de notre eau tout bonnement comme ça, sans que personne ou presque s'indigne ou s'alarme, des centaines de millions de personnes à travers le monde doivent parcourir des kilomètres pour aller s'abreuver d'une eau qui ne passrait probablement pas le test de la salubrité ici, ou en manque tout simplement!
    L'eau, la source de la vie!!
    La race humaine devrait se réveiller, viser des taux de perte d'eau de 0%, établir des programmes de sensibilisation de la population et s'assurer que tous et toutes aient de quoi boire, et ce chaque jour!
    Pourquoi perd-on du temps avec la guerre, la surconsommation, l'exploitation et autres colomnies?
    Concentrons-nous sur ce qui est capitale à la survie des nôtres

  • Chantale Desjardins - Abonnée 9 juillet 2016 15 h 00

    Quelle eau potable?

    L'eau potable peut bien baisser, il ne faut pas dramatiser car cette eau n'est pas propre à la consommation. LA SEULE EAU BONNE À CONSOMMER EST L'EAU DISTILLEÉ qui répond à la définition H2O: incolore, inodore et sans saveur. Elle ne contient pas de minéraux inorganiques qui se déposent dans les artères et les bloquent. L'eau du robinet est de l'eau de piscine qui peut être utile pour laver votre voiture...

    Chantale L.

  • Josée Desharnais - Abonnée 10 juillet 2016 13 h 22

    Consommation et production?

    La structure du texte est tortueuse! Consommation, production, fuite, tout est entremêlé! j'aurais retourné cet article en réécriture.
    Aussi, l'eau embouteillée, ça n'entre pas dans l'équation?