La Caisse n’a pas à gérer le transport en commun, dit Sabia

Le train électrique roulera sur un réseau de 67 kilomètres de Brossard à Sainte-Anne-de-Bellevue, en passant par l’aéroport Trudeau d’ici 2021.
Illustration: CDPQ infra Le train électrique roulera sur un réseau de 67 kilomètres de Brossard à Sainte-Anne-de-Bellevue, en passant par l’aéroport Trudeau d’ici 2021.

La Caisse de dépôt et placement n’a pas à prendre à sa charge le développement du transport en commun de toute l’île de Montréal. Cette tâche revient aux gouvernements et c’est à eux qu’il faut s’adresser, a rappelé mardi le président de l’institution, Michael Sabia.
 

Dans le cadre de l’étude des crédits budgétaires 2016-2017 du ministère des Finances, M. Sabia a répliqué à tous ceux qui critiquent le tracé choisi pour le futur train électrique financé par la Caisse.

« Nous ne sommes pas responsables de la planification du transport pour l’île de Montréal. Ce n’est pas notre métier, ce n’est pas notre responsabilité », a commenté M. Sabia, rejetant toute critique, lors d’une mêlée de presse, en marge de la rencontre avec les parlementaires.
 

Il n’est pas davantage question de revoir le tracé, a-t-il soutenu.

Le futur train électrique, un projet de 5,5 milliards $ lancé vendredi dernier, couvrira un vaste territoire de 67 km, de la Rive-Sud à la Rive-Nord, de même que l’aéroport Trudeau et l’Ouest de l’île, mais sera absent de toute la moitié est de l’île de Montréal.

Une coalition formée de gens de l’est de la ville, dont le maire de Montréal-Est, Robert Coutu, est en train de voir le jour pour convaincre la Caisse de modifier le tracé. Leur crainte est partagée par les députés péquistes de l’Est de Montréal, qui concluent que leurs citoyens risquent d’être les grands oubliés du mégaprojet.

M. Sabia s’est dit à ce propos « bien conscient » des connexions nécessaires à prévoir entre le futur train électrique et le réseau actuel de transport en commun, qui traverse la moitié est de l’île.

Conserver le Groupe St-Hubert
À propos de la protection des sièges sociaux et du mandat de développement économique dévolu à l’institution qu’il dirige, M. Sabia a indiqué que la Caisse avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour conserver en des mains québécoises le Groupe St-Hubert, vendu récemment à Cara.

« Nous avons bien répondu à la demande, selon nous, de M. [Jean-Pierre] Léger [l’ancien propriétaire]. Il est venu nous voir il y a des mois et nous a demandé de faire une offre à 40 ou 45 %, une position importante mais quand même minoritaire », a-t-il dit.

« Nous avons répondu à toutes ses demandes, mais en fin de compte et, ça c’est son droit, il a décidé de vendre la société à la société Cara », a relaté le président de la Caisse.

« Perdre un siège social, ce n’est jamais une bonne nouvelle », a-t-il ajouté, en disant qu’en ce domaine « la meilleure défense, c’est l’attaque ».

2 commentaires
  • Sylvain Auclair - Abonné 26 avril 2016 15 h 42

    Néanmoins...

    Si on veut construire des lignes rapides vers l'est ou vers le nor, ça srait bien que tout soit compatible, non?

  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 26 avril 2016 16 h 41

    Est-ce que quelqu'un a dit à M. Sabia

    que les avoirs de la CDPQ sont la propriété de TOUS les Québécois?
    M. Sabia doit se préoccuper de les faire fructifier...ce pourquoi il est payé.

    Deuzio...les projets publics doivent relever du gouvernement ..et non d'instances
    paragouvernementales.

    Déjà que l'on n'a pas consulté les Québécois sur le 1,5 milliards $ à Bombardier.

    Et que si les Québécois décident que le projet devra aller aussi à l'Est...et bien, il ira à l'est.