La CRT rejette la demande des cols bleus

Plus de 50 % des employés sont suspendus dans certains secteurs de la ville.
Photo: Archives Plus de 50 % des employés sont suspendus dans certains secteurs de la ville.

La Commission des relations du travail (CRT) a rejeté la demande d’intervention déposée le 21 décembre par le Syndicat des cols bleus de Montréal, qui souhaite que la Commission lève les sanctions appliquées à près de 2000 employés.

La CRT a rendu sa décision mercredi en début de soirée, au terme d’une journée d’audience au cours de laquelle elle a entendu les observations du Syndicat et celles de la Ville de Montréal.

Dans sa décision, la CRT rappelle que « l’origine des suspensions est directement liée au fait que le 8 décembre 2015, des salariés cols bleus ont participé à une réunion syndicale au lieu de donner les services à la population, et ce, en contravention avec leur contrat de travail et une ordonnance claire de la Commission rendue le 7 décembre 2015 ».

Services aux citoyens

La Commission a également fait savoir qu'« en dehors d’une grève légale, l’employeur gère les services à la population en tenant compte des aléas qui surviennent, cela peut être entre autres une épidémie, des maladies, un bris d’équipement et des suspensions ». En ce sens, c’est la Ville qui décide de l’allocation de ses ressources. Elle est donc « dans son droit de gérance en imposant des suspensions ».

Le regroupement syndical a fait savoir qu’il ferait très certainement appel de la décision de la CRT. « Nous irons jusqu’au bout avec cette requête,a affirmé l’attaché politique du syndicat, André Lepage. Ce sont les services aux citoyens qui en dépendent. »

Plus de 50 % des employés sont suspendus dans certains secteurs de la ville. « C’est évident que certains services sont touchés, [ces suspensions] créent un manque quelque part », a-t-il ajouté. À titre d’exemple, 78 % des employés des travaux publics du Plateau-Mont-Royal étaient absents cette journée-là en raison des suspensions et 60 % des employés du service des parcs dans Ville-Marie n’ont pas travaillé.

La semaine dernière, le Syndicat avait indiqué qu’avec cette décision, la Ville contrevient à la loi en privant la population des services auxquels elle a droit.

1 commentaire
  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 24 décembre 2015 17 h 24

    La journée des lâchetés

    le 23 au soir ...le lendemain veille de Noël...en pleine période des Fêtes...

    la CRT a rendu son verdict...parce qu'elle sait que la population n'en a rien à cirer, durant cette période de l'année, des revendcations des cols bleus,jaunes ou rouges.

    Et les décideurs, qu'ils soient rouges jaune,verts ou bleus, penchent toujours du côté des autres décideurs, question de garder la dragée haute à ce petit peuple de rien du tout qui ose contester leurs décisions. La tour de Pise...genre.