Rozon veut faire vibrer la ville avec des «Olympiades boréales» à Montréal

Le commissaire aux célébrations du 375e anniversaire de Montréal, Gilbert Rozon
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le commissaire aux célébrations du 375e anniversaire de Montréal, Gilbert Rozon

Du sport en plein air, l’hiver, pour un anniversaire. La Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal envisage la tenue en février 2017 de premières « Olympiades boréales » dans la métropole. L’événement va, entre autres choses, proposer un marathon d’hiver et plusieurs autres activités sportives hivernales à l’extérieur, a indiqué en primeur lundi le commissaire aux célébrations, Gilbert Rozon.

« Nous allons créer un événement de toutes pièces : des Olympiades boréales, a indiqué le président du Groupe Juste pour rire, lors d’une allocution devant le Cercle canadien de Montréal, un club qui rassemble quelques représentants du Québec inc. C’est toute une job », l’événement devant avoir autant un volet « élitiste », a-t-il précisé, afin d’inciter des athlètes de partout sur la planète à converger vers Montréal à ce moment-là, qu’une dimension plus « grand public ». Un marathon dans les rues et le froid de la métropole tout comme une compétition d’escalade ont ainsi été évoqués par le membre du comité exécutif de la Société chargée de faire vibrer et rayonner la ville à l’occasion de son 375e anniversaire de fondation par Jeanne Mance et Paul de Chomedey, le 17 mai 1642.

Rappelons que le concept d’Olympiades boréales a été inventé par les pays scandinaves à la fin du XIXe siècle. Ces Jeux du Nord, comme on les appelait, ont posé dans la neige et sur la glace les bases de ce qui allait devenir en 1924 les premiers Jeux olympiques d’hiver. La Société des célébrations pourrait avoir à s’entendre avec le Comité international olympique (CIO) pour la dénomination de son événement : « olympiade », tout comme « olympique » et « jeux olympiques », étant en effet des marques protégées en vertu des lois internationales sur la propriété intellectuelle.

Les Olympiades hivernales montréalaises vont s’inscrire dans une série d’événements festifs censés célébrer « la lumière, la bouffe et l’envie d’aller jouer dehors », a indiqué M. Rozon, et dont le coup d’envoi va être donné le 21 décembre 2016. Un Mondial de hockey junior, mais également un concours d’éclairage de Noël, « pour les particuliers, comme disait mon père », a-t-il dit, sont pour le moment au programme des célébrations envisagées. Les composantes de ces fêtes d’anniversaire vont être annoncées par fragments dans les prochains mois.

Moins d’argent que Québec

Jusqu’à maintenant, la Société des célébrations du 375e de Montréal a amassé 100 millions de dollars pour mener à bien sa mission. « Il y a encore du chemin à parcourir », a dit M. Rozon, en rappelant que Québec, pour son 400e, avait récolté 108 millions de dollars, et ce, pour une population sept fois moindre qu’à Montréal. « Il n’y avait aussi là-bas qu’une seule culture à célébrer, alors qu’ici, il y en a deux. Les enjeux ne sont donc pas les mêmes. »

M. Rozon espère que le gouvernement va se montrer sensible aux besoins financiers liés aux célébrations du 375e de Montréal, « une fois les élections passées », a-t-il dit, sans préciser toutefois la configuration politique qui serait alors la plus apte à servir sa cause.