Michael Applebaum en enquête préliminaire

L’ancien maire par intérim de Montréal, Michael Applebaum, à son arrivée au palais de justice lundi matin.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’ancien maire par intérim de Montréal, Michael Applebaum, à son arrivée au palais de justice lundi matin.

L’enquête préliminaire de l’ancien maire par intérim de Montréal, Michael Applebaum, a débuté lundi pour plusieurs accusations liées à la corruption.

Une ordonnance de non-publication a été ordonnée sur la preuve présentée au juge de la Cour du Québec Yvan Poulin, alors que M. Applebaum écoutait attentivement et prenait des notes.

Il a été arrêté et accusé en juin 2013 de 14 chefs incluant fraude, corruption, complot et bris de confiance impliquant deux projets de développement immobilier dans le district qu’il représentait de 2002 à 2012.

M. Applebaum a ensuite occupé le poste de maire par intérim de Montréal pendant environ sept mois, dès la fin de 2012, après la démission du maire Gérald Tremblay.

Il a été le premier maire anglophone de la ville en 100 ans. Il a quitté ses fonctions un jour après son arrestation par l'Unité permanente anticorruption (UPAC), en juin 2013.

M. Applebaum, un conseiller municipal de longue date et maire d’arrondissement avant d’occuper le poste le plus puissant de la métropole, a maintenu son innocence et juré de se battre contre les accusations.

Son avocat, Pierre Teasdale, a déclaré que son client voulait que l’affaire soit entendue le plus rapidement possible.

Les accusations sont en lien avec l’époque lors de laquelle il était maire de l’arrondissement Notre-Dame-de-Grâce/Côte-des-Neiges, le district le plus peuplé de la ville.

Procès avec jury

Le premier témoin a été Hugo Tremblay, un ancien attaché politique de M. Applebaum.

Au moins quatre autres personnes doivent témoigner cette semaine et plus longtemps si nécessaire.

La défense a déclaré qu’elle choisirait un procès avec jury.

Les deux autres personnes arrêtées en même temps que M. Applebaum ont depuis plaidé coupable à des accusations similaires.

Saulie Zajdel et Jean-Yves Bisson ont plaidé coupable le mois dernier à certaines des accusations déposées contre eux.

Les deux ont reçu des peines à purger dans la communauté, une période de probation et des heures de travaux communautaires, en plus d’avoir dû faire un don à des groupes communautaires.

M. Zajdel, qui a longtemps été un politicien municipal, a aussi tâté de la politique fédérale quand il s’est porté candidat pour le Parti conservateur en 2011 pour représenter la circonscription de Mont-Royal, qu’il a perdue aux mains du libéral Irwin Cotler.