Montréal perd patience contre le Golf

Selon la Ville, le propriétaire du golf, Pierre Émond, aurait omis d’installer une pompe qui aurait permis d’assurer l’apport en eau et en oxygène dans le lac des Battures.
Photo: Lex Xizm Selon la Ville, le propriétaire du golf, Pierre Émond, aurait omis d’installer une pompe qui aurait permis d’assurer l’apport en eau et en oxygène dans le lac des Battures.

La Ville de Montréal a perdu patience contre le propriétaire du golf de L’Île-des-Soeurs. Moins d’un mois après l’épisode des poissons morts dans le lac des Battures, l’arrondissement de Verdun a entrepris des démarches pour résilier le bail emphytéotique avec le gestionnaire du golf.

Verdun estime que certaines clauses du contrat d’emphytéose de 40 ans conclu en 2007 entre la Ville de Montréal et l’entreprise n’ont pas été respectées.

Ainsi, selon la Ville, le propriétaire du golf, Pierre Émond, aurait omis d’installer une pompe qui aurait permis d’assurer l’apport en eau et en oxygène dans le lac des Battures, a indiqué le maire de Verdun, Jean-François Parenteau. C’est le manque d’oxygénation de l’eau et la présence d’une couche de glace qui auraient causé l’asphyxie de centaines de poissons trouvés morts le mois dernier. La Ville devaitassumer la moitié de la facture.

La Ville reproche aussi au propriétaire du golf de ne pas avoir construit le chalet prévu au contrat et de devoir une somme de plus de 40 000 $ à l’arrondissement.

Les mises en demeure envoyées au gestionnaire n’ont donné aucun résultat, affirme M. Parenteau. « Il n’y a eu aucune collaboration de la part du propriétaire du golf qui fait la sourde oreille », soutient-il.

Mardi soir, alors que le conseild’arrondissement s’apprêtait à donner au Service juridique le mandat d’engager des procédures pour résilier le bail, Pierre Émond a interpellé les élus en plaidant la bonne foi. « Vous voulez m’enlever mon golf alors que j’y ai consacré 18 millions et sept ans de ma vie », a lancé M. Émond en qualifiant de « prématurée et inutile », la décision de la Ville et en réclamant une rencontre avec les élus. « Trop peu trop tard », a rétorqué M. Parenteau.