Montréal écartera les entrepreneurs indésirables

Cet article permet aux municipalités de refuser toute soumission d’un entrepreneur qui, au cours des deux années précédentes, aurait fait l’objet d’une évaluation de rendement insatisfaisante.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Cet article permet aux municipalités de refuser toute soumission d’un entrepreneur qui, au cours des deux années précédentes, aurait fait l’objet d’une évaluation de rendement insatisfaisante.
Montréal compte adopter un programme d’évaluation des fournisseurs afin de pouvoir écarter des entrepreneurs qui ont, dans le passé, effectué un travail jugé insatisfaisant.

C’est ce qu’a annoncé le responsable des infrastructures au comité exécutif, Lionel Perez, lors de la séance du conseil municipal mardi. M. Perez a fait savoir qu’un projet de programme visant à évaluer le travail des fournisseurs serait soumis aux élus le mois prochain.

Quelques minutes auparavant, la conseillère de Projet Montréal Émilie Thuillier, qui préside la Commission sur l’examen des contrats, avait signalé que la Ville de Montréal n’était toujours pas en mesure d’appliquer l’article 2.0.1 de la loi 8 adoptée par l’Assemblée nationale en 2012. Cet article permet aux municipalités de refuser toute soumission d’un entrepreneur qui, au cours des deux années précédentes, aurait fait l’objet d’une évaluation de rendement insatisfaisante. À l’heure actuelle, c’est la règle du plus bas soumissionnaire conforme qui s’applique.

Un comité a été créé pour élaborer une méthode d’évaluation des fournisseurs, mais les résultats se font toujours attendre et la Ville ne peut donc pas se prévaloir de cette disposition de la loi. «Quand on fait des travaux chez nous et qu’on engage une entreprise, si le travail est mal fait et qu’on n’est pas satisfait, c’est sûr que la prochaine fois qu’on aura des travaux à faire faire, on ne va pas réembaucher cette entreprise-là. C’est le gros bon sens», a expliqué Mme Thuillier en demandant à l’administration Coderre de prendre les mesures nécessaires pour que la Ville puisse écarter les entrepreneurs dont le travail laisse à désirer.

Lionel Perez s’est dit sensible à cette question, affirmant qu’il travaillait sur ce dossier depuis l’automne dernier. Il a promis qu’une proposition serait soumise au conseil municipal le mois prochain. «Il y a encore des dernières vérifications à faire, a-t-il dit. Il faut vraiment réfléchir à tous les impacts pour les arrondissements, les services et les chargés de projets. Il faut que ce soit bien fait. On ne voudrait pas avoir un beau programme qui soit contesté devant les tribunaux pour ensuite devoir recommencer à zéro.»
1 commentaire
  • Denis Paquette - Abonné 30 avril 2015 01 h 47

    Une tâche qui ne sera pas facile

    il était temps, mais il ne faut pas que ca demeure que mots, avec nos moeurs d'un autre age, comme ca arrive souvent , peut etre devrions nous repenser les mentalités de gens qui nous dirige, combien de fois, nous nous rendons compte qu'ils sont complices