Montréal implantera un réseau de véhicules électriques

Le p.-d.g. de Communauto, Benoit Robert, a fait savoir lundi que l’entreprise ajouterait 150 véhicules hybrides et électriques à son service Auto-Mobile.
Photo: Pedro Ruiz Le Devoir Le p.-d.g. de Communauto, Benoit Robert, a fait savoir lundi que l’entreprise ajouterait 150 véhicules hybrides et électriques à son service Auto-Mobile.

Après des mois de tergiversations, le maire Denis Coderre dévoilera ce mardi son plan pour l’implantation de voitures en libre-service électriques à Montréal.

Cette annonce survient alors que l’entreprise Communauto, lasse d’attendre le feu vert de la Ville, a annoncé lundi qu’elle étendait son offre de véhicules en libre-service dans trois arrondissements supplémentaires et qu’elle doublait son parc de voitures électriques.

Présentes depuis 2013 à Montréal, les voitures en libre-service n’ont cessé d’étendre leur territoire malgré les réticences du maire Coderre. Deux fournisseurs, soit Communauto et Car2go, cohabitent et, en vertu d’ententes conclues avec quatre arrondissements, elles peuvent obtenir des vignettes universelles qui permettent à leurs abonnés de garer les voitures sur ces territoires.

Les deux entreprises attendaient avec impatience que l’administration se prononce sur l’expansion du service. Une conférence de presse du maire Coderre est prévue ce mardi à l’hôtel de ville et il sera question d’un réseau de véhicules en libre-service électriques, présenté comme un « des jalons de la vision d’électrification des transports de la Ville de Montréal ».

Nouvelles zones

Si Car2go possède une flotte de voitures Smart qui fonctionnent à l’essence, Communauto, avec son service Auto-Mobile, dispose de plusieurs voitures entièrement électriques.

Le p.-d.g. de Communauto, Benoit Robert, a d’ailleurs fait savoir lundi que l’entreprise ajouterait 150 véhicules hybrides et électriques à son service Auto-Mobile, portant ainsi à 300 le nombre de ses voitures en libre-service.

L’entreprise a aussi annoncé que, dès mardi, son service sera disponible dans trois autres arrondissements, soit Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Outremont et Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, mais uniquement dans des zones sans vignettes puisque la Ville refusait de donner son approbation à l’expansion du service.

2 commentaires
  • Patrick Boulanger - Abonné 14 avril 2015 08 h 26

    Wow!

    Wow! Des voitures ÉLECTRIQUES en libre-service dans la métropole. Cela m'incite à aller suivre mon cours de conduite dès cet été!

  • Jean Richard - Abonné 15 avril 2015 10 h 03

    Titre trompeur

    En lisant le titre « Montréal implantera un réseau de véhicules électriques », j'ai pensé que la STM allait déployer des lignes de trolleybus, comme il en existe dans bien des villes européennes, ou mieux, à Vancouver.

    Or, la réalité est autre : c'est une société privée qui va déployer son réseau de véhicules électriques individuels – avec de généreuses subventions du gouvernement du Québec avec une somme par usager bien supérieure à celle accordée aux transports en commun.

    J'aurais pu rêver aussi de voir Bixi augmenter son offre de service en y ajoutant des vélos à assistance électrique, comme à Madrid. Or, le vélo à assistance électrique, qui serait sûrement très apprécié des gens d'un certain âge dont les muscles et les articulations ne sont pas toujours à la hauteur de l'effort requis pour faire avancer ces lourds vélos Bixi, ne jouit pas des mêmes faveurs auprès de Québec que les coûteuses voitures électriques. Même si les deux sont des véhicules servant aux déplacements des personnes, la grosse voiture électrique donne droit à de juteuses subventions et le moins encombrant et moins polluant vélo à assistance électrique n'a droit qu'à des taxes provinciales et fédérales.

    De plus, grâce à la complicité du gouvernement du Québec et d'un certain constructeur reconnu pour ses pratiques commerciales pas toujours vertueuses, les Montréalais attendent désespérément leurs nouveaux véhicules électriques, pour remplacer ceux qui ont presque 50 ans dans les essieux et qui ont atteint un état de fatigue non négligeable. Il faudra patienter encore quelques années avant que ces nouveaux véhicules électriques roulent dans les tunnels du métro.