Communauto envisage une expansion en dépit de l’interdit de la Ville

Comme la Ville de Montréal tarde à autoriser l’extension du service, Communauto, avec Auto-Mobile, envisage de se déployer dans des secteurs qui ne comportent pas de vignettes de stationnement.<br />
Photo: Communauto Comme la Ville de Montréal tarde à autoriser l’extension du service, Communauto, avec Auto-Mobile, envisage de se déployer dans des secteurs qui ne comportent pas de vignettes de stationnement.

Malgré le frein imposé par l’administration Coderre, les voitures en libre-service pourraient bientôt étendre leur territoire à des arrondissements comme Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension et Ahuntsic-Cartierville.

Comme la Ville de Montréal tarde à autoriser l’extension du service, Communauto, avec Auto-Mobile, envisage de se déployer dans des secteurs qui ne comportent pas de vignettes de stationnement.

À l’heure actuelle, les voitures en libre-service ne sont autorisées que dans cinq arrondissements, soit le Plateau-Mont-Royal, Rosemont–La Petite-Patrie, Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, le Sud-Ouest et Verdun. Dans quatre de ces arrondissements, les entreprises Communauto et Car2go peuvent obtenir les vignettes universelles pour leur flotte, ce qui permet aux utilisateurs de se garer partout.

En attendant le feu vert de la Ville pour une expansion tous azimuts, Communauto étudie l’option de mettre à la disposition des citoyens des voitures dans Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Ahuntsic-Cartierville et Mercier–Hochelaga-Maisonneuve tout en se limitant aux secteurs sans vignette, ce qui lui permettrait de contourner l’interdit, explique Marco Viviani, porte-parole de l’entreprise.

« Les secteurs plus denses de Villeray comportent beaucoup de vignettes, mais d’autres secteurs n’en ont pas. Nos voitures deviennent alors comme celles de n’importe quel citoyen », fait valoir M. Viviani.

Rencontre avec le maire

Depuis des mois, les entreprises d’autopartage attendent que l’administration se prononce sur le dossier. En campagne électorale, Denis Coderre avait invoqué la concurrence à l’industrie du taxi pour justifier son opposition aux voitures en libre-service.

Les dirigeants de Communauto ont rencontré le maire Coderre lundi pour discuter du dossier. Marco Viviani s’est dit rassuré par les propos du maire, qui se serait dit favorable au service mais souhaiterait établir des balises communes pour tous les opérateurs. « Il a un penchant fort pour l’électrification », a précisé M. Viviani.

Le maire n’aurait pas l’intention de conclure une entente avec un seul fournisseur. Au cours des derniers mois, le nom de Bolloré — fournisseur du service parisien Autolib’ — avait circulé après que le maire eut rencontré à deux reprises son p.-d.g., Vincent Bolloré.

L’administration Coderre a refusé de commenter les intentions d’expansion de Communauto et les propos échangés lundi. « Le maire est toujours en réflexion », soutient son attachée de presse, Catherine Maurice.

Mercredi, ce sera au tour des dirigeants de Car2go de s’entretenir avec le maire.