« Souccas » à Outremont : statu quo

La mairesse Marie Cinq-Mars a tranché : les familles juives hassidiques de l’arrondissement montréalais d’Outremont pourront conserver leur « soucca » pendant un total de 15 jours, comme le prévoit le règlement actuel. Lundi soir, lors de la séance du conseil d’arrondissement, la résolution visant à modifier ce règlement a été battue. La démission récente d’une conseillère a permis à Mme Cinq-Mars de clore le débat, comme elle le souhaitait depuis le début de cette affaire. Début décembre, le conseil s’était prononcé en faveur d’un règlement amendé limitant à trois jours « ouvrables » le délai pour construire, puis démonter les « souccas », ces cabanes construites à l’occasion de la fête de la Souccot. Cette version amendée devait toutefois survivre au vote final pour entrer en application. Par ailleurs, les conseillères Jacqueline Gremaud et Céline Forget ont quitté la séance pour éviter de se prononcer dans le dossier des voitures en libre-service. Faute de quorum, la séance a été ajournée jusqu’à vendredi.

3 commentaires
  • Cyr Guillaume - Inscrit 3 février 2015 23 h 30

    Encore une fois...

    ...ils ont obtenus ce qu'ils voulaient, comme d'habitude quoi. Deux poids, deux mesures, pour ces gens?

  • Christian Aubry - Abonné 4 février 2015 13 h 39

    À la prochaine fois...

    M. Cyr, «ces gens», qui sont mes voisins, vos concitoyens et des contribuables de plein droit de la ville de Montréal, n'ont pas obtenu ce qu'ils voulaient. Ce qu'ils voulaient idealement, c'est pas plus de réglementation sur les succas, érigées sur leurs propres terrains ou balcons, que pour les décorations de Noël.

    Le compromis qu'ils étaient prêts à accepter, cependant, c'est le règlement également contraignant mais beaucoup plus réaliste qui avait été proposé par le département du patrimoine de l'arrondissement, puis approuvé par le contentieux de la Ville de Montréal et qui est en vigueur dans l'arrondissement Côte-des-Neiges-NDG: une période de 7 jours avant et 7 jours après la fête pour monter et démonter les sukkas.

    Ce compromis, soutenu nons seulement par les communautés hassidiques et par leurs concitoyens de confession juive, mais également par un nombre non négligeable de citoyens non juifs, francophones et laïques (voire même athées) s'étant exprimés en majorité lors de la consultation publique n'a pas eu l'heur de plaire à un groupe, que je pense très minoritaire, de la population, dont le porte-voix actuel au conseil est madame Céline Forget, qui avait à coeur, pour des raisons qui lui appartienne, de ne pas accepter ce compromis.

    Le compromis souhaitable qui aurait réglé le problème à la satisfaction raisonnable de tous ayant été défait, soit l'on revenait au <i>status quo</i> inapplicable précédent, soit on rallumait une guerre juridique qui aurait coûté cher aux contribuables et dont l'issue était très incertaine, à tout le moins. Il n'y avait donc guère d'autre issue.

    Les citoyens d'Outremont ont encore un gros travail collectif à faire. Essayons de garder un esprit positif, concentrons-nous sur ce qui est le plus important et apprenons à mieux dialoguer. Tout le monde évolue. "Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage"...

    • Cyr Guillaume - Inscrit 5 février 2015 09 h 24

      Monsieur, je ne sais pas si vous êtes au courant, mais ces gens font partis d'une secte, ne suivent aucun cours du cursus du ministère de l'éducation, et ne font que de l'éducation religieuse. C'est bien beau le multiculturalisme, mais il y à des limites à être déconnectés de la réalité à un moment donné. Ces gens vivent dans leur monde, pour ne pas dire ailleurs. Mme Forget à tout mon appuis quand à moi.