Réseau artériel: la réforme Coderre suscite des craintes

L’administration Coderre a insisté pour dire que la nouvelle classification ne signifiait pas que la circulation serait accrue sur ces nouvelles artères.
Photo: Archives Le Devoir L’administration Coderre a insisté pour dire que la nouvelle classification ne signifiait pas que la circulation serait accrue sur ces nouvelles artères.

Le maire Denis Coderre assure que la transformation de centaines de rues locales en artères gérées par la ville-centre ne compromettra pas l’implantation de mesures d’apaisement de la circulation, comme le craint l’opposition à l’hôtel de ville.

Dans la foulée de la réforme du financement des arrondissements, 51 % du réseau routier montréalais relèvera désormais de l’administration centrale. Le chef de l’opposition, Luc Ferrandez, croit qu’il deviendra beaucoup plus difficile pour les arrondissements d’aménager des saillies de trottoirs, des dos d’âne et des passages piétonniers.

Culs-de-sac ou artères ?

Dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, le nombre d’artères passera de 15 à 72 artères, a illustré M. Ferrandez, en affirmant que la désignation des artères avait été faite sans consulter les arrondissements. Certaines aberrations ont d’ailleurs été relevées. Ainsi, plus d’une centaine de culs-de-sac peu achalandés à travers la ville deviendront des artères, tout comme un segment de la rue Marie-Anne qui avait disparu il y a quelques années pour être intégré au parc Baldwin, a signalé Projet Montréal.

L’administration Coderre a insisté pour dire que la nouvelle classification ne signifiait pas que la circulation serait accrue sur ces nouvelles artères. Denis Coderre a aussi affirmé que la ville-centre n’avait pas l’intention de revenir sur des aménagements réalisés par les arrondissements.

Financement accru

Questionné par l’opposition lors de la séance du conseil municipal lundi, le maire a fait valoir que la nouvelle formule permettrait aux arrondissements de profiter d’un financement accru de la ville-centre pour réaliser leurs projets d’aménagement. Selon lui, cette réforme permettra aussi une plus grande harmonisation dans l’implantation de mesures. « Il n’y a rien de changé. Il y aura encore des comités de circulation. La seule différence, c’est que les arrondissements vont avoir des ressources supplémentaires », a expliqué Denis Coderre. « On est en train de se donner une ville et on peut travailler dans un contexte beaucoup plus global. »

Au sujet des incongruités observées dans le choix de certaines artères, le responsable du transport au comté exécutif, Aref Salem, a soutenu que la liste n’était pas « statique » et que des changements étaient possibles.

9 commentaires
  • Sylvain Auclair - Abonné 16 décembre 2014 09 h 45

    Ridicule!

  • Diane Veilleux - Inscrite 16 décembre 2014 10 h 30

    Si M. Ferrandez n'avait pas entravé la circulation globle de la ville en créant un arrondissement pire qu'un labyrinthe impossible à travers sans fil d'Arianne, peut être que cette décision n'aurait pas été nécessaire.

  • Diane Veilleux - Inscrite 16 décembre 2014 10 h 31

    Labyrinthe

    Si M. Ferrandez n'avait pas entravé la circulation globale de la ville en créant un arrondissement pire qu'un labyrinthe impossible à travers sans fil d'Arianne, peut être que cette décision n'aurait pas été nécessaire.

    • Sylvain Auclair - Abonné 16 décembre 2014 10 h 51

      Et que pensez-vous du labyrinthe de Mont-Royal, d'Anjou ou de Côte-Saint-Luc?
      Pour ma part, je ne vois aucun labyrinthe sur le Plateau, qu'on peut traverser tout aussi facilement qu'avant dans les deux sens.

    • Diane Veilleux - Inscrite 16 décembre 2014 13 h 25

      À la différence qu'aucune ne se situe en plein centre de la ville.

  • Sylvain Auclair - Abonné 16 décembre 2014 10 h 51

    Une question

    Est-ce que c'est la ville centre qui devra payer le déneigement de ces «artères»?

  • Jean-Martin Tremblay - Inscrit 16 décembre 2014 11 h 25

    moins de chars, on veut + de vélos

    Si chaque artère est accompagnée d'une bande cyclable dès l'été 2015, pourquoi pas.

    Moi ce qui m'importe c'est que les gens de banlieue soient forcés d'aller sur la 15 ou la 25. Appelez ça une artère si voulez, mais en ville mon vote mon vote va à qui me promet une vitesse maximum de 30km/h là où je passe.

    Malgré tout, je serais surpris de voir chaque artère adéquatement modernisée de feux rouges et de photos radars...

    • Diane Veilleux - Inscrite 16 décembre 2014 13 h 27

      Alors vous n'aurez pas d'objection quand les épicerie, les pharmacies, les commerces, les restaurants pour ne pas crever de faim iront aussi sur la 15 ou la 25.

    • Jean-Martin Tremblay - Inscrit 16 décembre 2014 14 h 32

      Non, car ces épiceries, pharmacies et autres commerces auront fui pour Laval ou Longueuil et seront remplacés par de nouveaux établissements beaucoup plus adaptés à leur environnement. Je vais au restaurant de 10 à 15 fois chaque semaine et j'achète tout à une distance à pied de ma maison. Si acheter c'est voter, je ne me prive pas d'éviter les gérants qui se prononcent contre les mesures d'apaisement de la circulation :)