Alcool et baiser: le conseiller Jeremy Searle rappelé à l’ordre

Même s’il ne peut sévir contre le conseiller indépendant Jeremy Searle, expulsé de l’assemblée du conseil d’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce lundi soir, le président du conseil municipal, Frantz Benjamin, entend rappeler à l’élu ses obligations.

L’assemblée mensuelle de conseil d’arrondissement venait de commencer lundi soir lorsque M. Searle s’est levé pour aller embrasser sa collègue de Projet Montréal, Magda Popeanu.

Selon les élus présents, le conseiller Searle paraissait en état d’ébriété et le baiser donné à Mme Popeanu a mis celle-ci mal à l’aise. Le maire Russell Copeman a alors demandé au conseiller de quitter les lieux, mais celui-ci a refusé d’obtempérer, affichant une attitude de défiance. Il n’est parti que lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux.

Code d’éthique

Frantz Benjamin dit avoir reçu des plaintes de plusieurs élus dans la journée de mardi concernant le comportement de M. Searle. Mais selon lui, seule la Commission municipale pourrait sévir si elle juge que le code d’éthique a été enfreint. « Personne ne souhaite de malheur à M. Searle, mais quand ce genre de chose-là arrive, ça rejaillit sur l’ensemble du conseil », a souligné M. Benjamin, qui a sollicité une rencontre avec M. Searle pour obtenir des explications.

Au printemps dernier, après plusieurs déclarations controversées, M. Searle avait reconnu avoir un problème de consommation d’alcool. Il avait toutefois soutenu être traité pour cette dépendance.

M. Searle est-il en mesure d’assumer ses fonctions d’élu ? « La question se pose », a répondu M. Benjamin sans vouloir s’avancer davantage.

M. Copeman a réitéré mardi qu’il n’avait pas l’intention d’aller plus loin dans ce dossier. De son côté, Magda Popeanu n’entend pas porter plainte. Projet Montréal n’a pas souhaité commenter le dossier.

Cet incident survient alors que la semaine dernière, Frantz Benjamin avait fait parvenir à tous les élus une lettre les mettant en garde contre les gestes pouvant s’apparenter à du harcèlement. La Commission de la présidence entend d’ailleurs réviser le code d’éthique des élus dans la foulée des allégations de harcèlement contre deux députées à Ottawa. M. Benjamin indique toutefois n’avoir eu vent d’aucune plainte de harcèlement parmi les élus municipaux depuis qu’il est en poste.

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