Le SPVM dépose un grief de 13 millions contre la Fraternité des policiers

La requête devant la Commission des relations de travail devrait être entendue assez rapidement. Le grief, lui, ne devrait pas être traité avant 2015.
Photo: Michaël Monnier Le Devoir La requête devant la Commission des relations de travail devrait être entendue assez rapidement. Le grief, lui, ne devrait pas être traité avant 2015.

La direction du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) a déposé un grief dans lequel elle réclame 12,85 millions de dollars à la Fraternité des policiers et à ses membres pour un manque à gagner qu’elle impute à une diminution du nombre de contraventions émises depuis le 17 juin dernier.

De plus, le SPVM demande à la Commission des relations de travail d’émettre une ordonnance enjoignant les policiers de faire leur travail selon les normes.

Or, en septembre dernier, une entente était intervenue en ce sens entre la direction du SPVM et le syndicat, entente dans laquelle la partie patronale reconnaissait qu’il n’y avait pas eu d’action du syndicat.

La Fraternité accepte mal cette nouvelle démarche, d’autant plus que le bilan routier s’est amélioré comme le démontrent les statistiques à cet effet, qui font était d’une diminution de 30 à 35 % des collisions durant la même période.

Le président de la Fraternité, Yves Francoeur, fait valoir que l’abondance de travaux routiers a obligé l’affectation de nombreux patrouilleurs à la circulation aux intersections critiques et que ceux-ci ne peuvent donc pas émettre de contraventions.

Il reconnaît toutefois du même souffle que ses membres sont démotivés par le climat de travail actuel et ne sont pas enclins à faire de l’excès de zèle.

Il précise toutefois que de nombreuses mises en garde ont été faites aux membres, leur rappelant qu’ils pourraient être tenus responsables d’une baisse concertée et volontaire du nombre de contraventions émises.

La direction du service soutient malgré tout dans son grief que le syndicat a entrepris action illégale et réclame à la Fraternité et à ses membres le remboursement de tous les dommages subis en matière financière depuis le 17 juin.

La requête devant la Commission des relations de travail devrait être entendue assez rapidement. Le grief, lui, ne devrait pas être traité avant 2015, selon un porte-parole syndical, puisqu’il n’y a pas encore d’arbitre désigné.