Des citoyens mesurent la pollution sonore

Raymond Prince affirme que le couvre-feu, qui est censé limiter les vols commerciaux entre 23h et 7h, n’est pas respecté, en plus du fait que plusieurs avions dévient régulièrement du corridor aérien.
Photo: Wikimedia Raymond Prince affirme que le couvre-feu, qui est censé limiter les vols commerciaux entre 23h et 7h, n’est pas respecté, en plus du fait que plusieurs avions dévient régulièrement du corridor aérien.

Un comité regroupant plusieurs citoyens exaspérés par les bruits des avions en direction de l’aéroport de Montréal s’est procuré des sonomètres afin d’« évaluer l’ampleur de la problématique ».

 

« De plus en plus de citoyens nous appuient dans notre démarche, car ils n’en peuvent plus de se faire polluer les oreilles jour et nuit », lance Raymond Prince, membre du regroupement nommé Les pollués de Montréal-Trudeau, créé il y a un an.

 

Depuis juin, le comité a lancé une campagne de financement qui lui a permis de récolter 5000 $, soit assez d’argent pour se procurer cinq stations de mesure. « Nous avons rencontré le maire de la ville de Mont-Royal, Philippe Roy, et il a accepté de participer au projet et d’en acheter deux, qui s’ajouteront donc à ceux que nous avons déjà », ajoute M. Prince, qui rencontrera dans les prochaines semaines d’autres élus, dont la mairesse de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Anie Samson. L’homme estime que les autorités municipales devraient être les premières à vouloir documenter le bruit produit par les aéronefs.

 

De hauts décibels

 

M. Prince affirme que le couvre-feu, qui est censé limiter les vols commerciaux entre 23 h et 7 h, n’est pas respecté, en plus du fait que plusieurs avions dévient régulièrement du corridor aérien.

 

Pour le prouver, il faudrait à son avis installer une vingtaine de sonomètres sur des sites stratégiques, notamment dans les arrondissements d’Ahuntsic-Cartierville, de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension et de Saint-Laurent. Déjà, les quelques stations installées permettent de soutirer quelques données. « C’est inquiétant, on voit que le son dépasse régulièrement les 80 dB (A), alors que l’Organisation mondiale de la santé recommande que les populations ne soient jamais exposées à une valeur de bruit extérieur dépassant 55 dB (A). »