L’ex-maire Gérald Tremblay dit n’avoir rien à se reprocher

Gérald Trembaly dit avoir fait une croix sur la vie politique, mais pas sur l’engagement communautaire.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Gérald Trembaly dit avoir fait une croix sur la vie politique, mais pas sur l’engagement communautaire.

Près de deux ans après son abrupt départ de la vie politique, l’ex-maire Gérald Tremblay affirme n’avoir rien à se reprocher concernant les scandales de corruption ayant ébranlé la Ville de Montréal, dans une entrevue diffusée jeudi sur les ondes d’un poste radiophonique d’inspiration chrétienne.

 

Comme le Christ, il a su s’entourer de 12 disciples, en l’occurrence son comité exécutif, dit-il. Comme Lui, il a été « trahi » par l’un d’eux. « Est-ce que j’ai fait confiance, ou est-ce que j’ai été naïf ? Je ne me considère pas comme une personne naïve », confie-t-il à Pierre Maisonneuve, animateur de Maisonneuve à la une, sur les ondes de Radio Ville-Marie.

 

C’est Dieu, dit-il, qui l’a guidé vers la vie politique. Et c’est grâce à Lui qu’il a pu se remettre des controverses qui l’ont éclaboussé au cours des dernières années, en minant son leadership, le menant à la démission, puis à comparaître devant la commission Charbonneau.

 

Dans une entrevue d’une heure, M. Tremblay aborde, à la demande de l’ancien journaliste de Radio-Canada, son récentpèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, en Espagne.

 

Un périple propice à l’introspection, affirme l’homme de 71 ans. « Le Seigneur, c’est miséricorde. Ça, je crois à ça. […] Moi, je n’avais pas de choses à me faire pardonner comme telles, je n’avais rien à demander au Bon Dieu, j’étais juste là pour lui dire merci. C’est ça, la beauté. »

 

Le maire abdicataire dit avoir fait une croix sur la vie politique, mais pas sur l’engagement communautaire. Son apostolat se poursuivra, mais autrement. « Si le Bon Dieu continue à me favoriser comme Il le fait, il y a une raison. Et ce n’est pas pour que j’arrête d’aider les gens. »

 

Gérald Tremblay ne se montre pas amer, affirmant toujours être traité poliment par le public montréalais. Il a cependant hâte de pouvoir rétablir sa réputation, ce que la Commission d’enquête sur l’industrie de la construction (CEIC) devrait lui permettre de faire, affirme-t-il.

 

« La commission Charbonneau travaille sur un casse-tête et ce casse-tête-là, un jour, va révéler les raisons pour lesquelles j’ai dû partir. »

24 commentaires
  • Pierre Valois - Abonné 18 juillet 2014 00 h 30

    Rien à se reprocher...

    Il n'a encore rien compris. Pas étonnant, c'est sa façon de faire habituelle.

    Ce sont les Montréalais qui ont plusieurs choses à lui reprocher et qui se contrefichent de sa propre opinion sur lui-même.

    Il a choisi le confessionnal pour raconter son aventure... s'est désigné comme confesseur et confessé et s'est auto-absous de tous ses péchés.

    Pire, la main de Dieu veille sur lui.

    Je connais plusieurs Montréalais qui seraient bien prêts à lui administrer l'extrême-onction.

  • Marcel Bernier - Inscrit 18 juillet 2014 01 h 57

    Faute avouée est à demi pardonnée...

    C'est vous qui étiez maire, et non le voisin. Et savez-vous combien on vous a payé, pendant toutes ces années, pour assumer votre responsabilité? Non! On ne peut se servir de la religion pour se faire absoudre de ses malversations. Et vous continuez à nier votre responsabilité pour la grappe industrielle mafieuse qui avait été mise en place sous votre règne. Vous en avez du culot!

    • Céline A. Massicotte - Inscrite 18 juillet 2014 07 h 09

      "sous vitre reigne"... pour ne pas dire sous votre nez!

  • Jean-Marc Simard - Abonné 18 juillet 2014 06 h 09

    Saint Gérald priez pour nous...

    «C’est Dieu, dit-il, qui l’a guidé vers la vie politique. Et c’est grâce à Lui qu’il a pu se remettre des controverses qui l’ont éclaboussé au cours des dernières années, en minant son leadership, le menant à la démission, puis à comparaître devant la commission Charbonneau»

    Le voilà, maintenant, ce bon ex-maire, investit d'une mission divine...Vraiment, tant qu'à être déconnecté de la réalité, aussi bien l'être en cherchant à sanctifier son action...Loin de moi de reprocher à Monsieur Tremblay d'être croyant. Je le suis moi-même. Mais son dieu n'est peut-être pas le même que le mien...Je trouve choquant que des gens du genre de ce sois-disant saint Gérald mêle Dieu à ses entreprises politiques qui n'avaient rien de divin. Comme bien d'autres on fait de Dieu le bouc-émissaire autant des malheurs que des bonheurs humains, et on Lui fait dire n'importe quoi...Il serait plus salutaire que notre bon ex-maire montréalais fasse un sérieux examen de conscience sur ses gestes passés plutôt que de dire qu'il n'a rien à se reprocher...Il n'a rien à se faire pardonner dit-il ? Vraiment ? Pourtant nous on a beaucoup de choses à lui reprocher... Et Dieu n'a rien à y voir...
    Monsieur Tremblay, vous devriez consulter car votre conscience s'affole et cherche à se sécuriser en prenant Dieu pour otage...

    • Pierre Labelle - Inscrit 18 juillet 2014 07 h 33

      Pour un certain Claude Ryan, c'était la main de Dieu qui le guidait, pour Gérald, c'est le Dieu en entier. Serait-il parent avec un certain maire de Saguenay....lâ lâ Tremblay. Ou bien il en fume du bon, ou bien si c'est naturel chez lui, c'est qu'il a deux anniversaires chaque année: la fête des Saints Innocents et son anniversaire de naissance.

    • Guy Vanier - Inscrit 18 juillet 2014 07 h 53

      Depuis deux ans? nous l'avions tous déjà oublier. C'est un insignifiant personnage, qu'il se taise et alle en paix....

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 18 juillet 2014 07 h 14

    Merci M. tremblay!

    Oui, merci pour les savoureux commentaires que vous nous permettez de lire aujourd'hui. C'est tout de même ça de pris!

  • Céline A. Massicotte - Inscrite 18 juillet 2014 07 h 23

    La raison pour laquelle il a dû partir....

    Il avait un petit cor au pied, peut-être?