Montréal établira son refuge animalier à Saint-Michel

Le futur complexe pourra accueillir 14 000 chats et chiens errants.
Photo: Jason Lenhart Associated Press Le futur complexe pourra accueillir 14 000 chats et chiens errants.

Initialement prévu dans le parc Angrignon, le futur centre municipal de services animaliers verra plutôt le jour dans le quartier Saint-Michel.

 

Dans sa volonté de réduire le nombre d’animaux abandonnés sur son territoire, la Ville de Montréal a annoncé en 2012 son intention de créer son propre refuge, à la suite de la diffusion d’un reportage de l’émission Enquête qui montrait des animaux cruellement traités au refuge du Berger Blanc. « Le nouveau site est plus central, c’est là où les demandes de services sont les plus importantes et où le nombre d’animaux de compagnie est le plus élevé », fait savoir Anie Samson, élue responsable des services aux citoyens et mairesse de l’arrondissement où le centre sera implanté. Celle qui se décrit comme une amoureuse des animaux estime que la construction du nouveau centre est plus que nécessaire pour diminuer le nombre d’animaux euthanasiés. « Chaque année, ce sont 20 000 chiens et chats qui se retrouvent dans les refuges de la SPCA et du Berger Blanc, c’est intolérable, surtout quand on sait que 50 % d’entre eux sont euthanasiés », déplore-t-elle.

 

Le centre animalier, qui sera situé sur le boulevard Pie-IX, entre la 42e et la 47e Rue, devrait ouvrir ses portes en 2018. « On va tenter de faire ça un peu plus rapidement », avance Mme Samson, qui ajoute que le complexe pourra accueillir 14 000 chats et chiens errants, ainsi que d’autres espèces.

 

23 millions

 

Un investissement de 23 millions sera consacré au refuge, où les quelque 90 employés s’affaireront à rechercher les propriétaires, à procéder à des adoptions, en plus de prodiguer des soins vétérinaires et de tenir des activités de sensibilisation.

 

Selon l’élue, la ville centre et les arrondissements doivent mettre les bouchées doubles pour sensibiliser le public à l’importance de stériliser leur animal de compagnie, en plus de prendre le soin de l’identifier à l’aide d’une plaque ou d’une micropuce. La Ville compte d’ailleurs resserrer sa réglementation au cours des prochaines années pour obliger les propriétaires d’animaux à se doter de micropuces. De la taille d’un grain de riz, la micropuce est insérée dans le cou de l’animal et contient des informations sur le nom du maître et ses coordonnées. « Je me fais un devoir de convaincre les maires des autres arrondissements d’adhérer à un tel règlement, il faut qu’on cesse de délaisser nos animaux », martèle Mme Samson.

 

Un organisme à but non lucratif se chargera de la gestion du futur centre, mais la Ville n’a pas encore arrêté son choix.

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