Des bateaux-taxis pour aller au centre-ville

L’administration Coderre étudiera au cours des prochains mois la possibilité d’implanter un système de bateaux-taxis pour lier les extrémités de l’île de Montréal au centre-ville. Ce projet, prisé depuis des années par la mairesse de l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles, Chantal Rouleau, serait selon elle une importante mesure d’atténuation de la congestion routière.

Elle estime qu’un service de navettes permettrait aux citoyens de l’est ou de l’ouest de la ville de faire un trajet d’un peu moins de 30 minutes sur le fleuve lors des heures de pointe, plutôt que de passer plus d’une heure dans leur véhicule. « Ce projet est réaliste et serait peu coûteux à mon avis. Il ne faudrait que des bateaux pour transporter des passagers et non des véhicules », précise Mme Rouleau en entrevue avec Le Devoir. Cette dernière pense que le service, qui fonctionnerait de 8 à 10 mois par année, devrait être arrimé au transport collectif et nécessiterait la collaboration de la Société de transport de Montréal (STM) et de l’Agence métropolitaine de transport (AMT), qui ont déjà « fait preuve d’ouverture et d’intérêt ».

Le responsable des transports à la Ville, Aref Salem, se chargera de l’étude de faisabilité, qui devrait être complétée dans les prochains mois. L’étude servira notamment à mesurer l’impact économique des navettes, ainsi qu’à déterminer quels secteurs pourraient en avoir besoin.

Si le projet va de l’avant, les bateaux-taxis pourraient être implantés avant 2017, soit à temps pour les célébrations du 375e anniversaire de la métropole, affirme Mme Rouleau. « Je ne vois pas pourquoi Montréal ne pourrait pas se doter d’un tel service, alors que des centaines de grandes villes riveraines utilisent ce moyen de transport depuis très longtemps », soutient-elle.
4 commentaires
  • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 7 juillet 2014 23 h 15

    Différent

    « Je ne vois pas pourquoi Montréal ne pourrait pas se doter d’un tel service alors que des centaines de grandes villes riveraines utilisent ce moyen de transport depuis très longtemps »

    Ces grandes villes urbaines ne possèdent pas un fleuve Saint-Laurent. Un fleuve aussi puissant, soumis aux aléas de notre climat peut devenir non-sécuritaire lors de certaines saisons. Le maire Drapeau avait établit un transport par aéroglisseur lors de l'Expo 67. Très bruyant et limité pour ce qui est du nombre de passagers. Cela dit, cette filière devrait être étudiée.

  • Jean Richard - Abonné 8 juillet 2014 08 h 36

    Une île, un bateau

    Comme bien des grandes villes ayant quelques siècles d'histoire, Montréal est construite sur une île. Ce n'est pas sans raison. Les fleuves et les rivières étaient jadis les voies privilégiées du transport des personnes et des biens.

    L'arrivée du chemin de fer a changé la donne en permettant de pénétrer dans les terres, là où les rivières le faisaient plus ou moins.

    Plus tard, c'est l'arrivée du camion et de l'automobile qui a tout rasé sur son passage. On aurait dit dès lors que la navigation n'existait plus que pour le transport transocéanique de marchandises lourdes. Les ports destinés à ce transport ont envahi les rives des plans d'eau, ne laissant plus de place au transport local. Les zones portuaires sont devenues des endroits peu fréquentables pour le commun des mortels. Idem d'ailleurs pour le chemin de fer qui a longtemps rimé avec bruit, poussière, enclaves urbaines, cours de triage ayant créé un désert autour d'elle.

    Réhabiliter le potentiel des plans d'eau autour de l'île en vue de les rendre navigables pour le transport régional des passagers, c'est tout un défi, mais a priori, ça ne semble pas impossible. Évidemment, il ne faudra pas que ça se fasse d'une manière aussi boiteuse qu'avec le chemin de fer, où la cohabitation des trains de passagers avec les trains de marchandise ne s'est jamais fait de manière très harmonieuse.

    Un beau défi pour l'administration Coderre, mais permettez que le scepticisme soit difficile à faire disparaître (on peut s'amuser à prévoir l'actualité : 2015, appel d'offre pour une étude de faisabilité d'une navette fluviale entre Boucherville et le centre-ville de Montréal ; 2018, appel d'offre pour une étude de faisabilité... 2022, appel d'offre pour une étude de faisabilité...)

  • Mark Beaton - Inscrit 8 juillet 2014 10 h 15

    Voir plus grand

    Bonne idée mais il faudra aller plus loin et voir plus grand:

    Parmi toutes les solutions d'atténuation pour soulager la congestion de la circulation entre la Rive-Sud et l'Île de Montréal, personne n'a mentionné une flotte de traversiers, comme à Vancouver entre autres. Il me semble que traverser en 15 minutes ou attendre plus d'une heure sur le pont, le choix est simple.

    Un appel d'offre mondial pourrait être lancé pour faire venir à Montréal tous les traversiers disponibles, en location si nécessaire. (10, 20 ou plus)

    Certains travaux d'acclimatation de ces navires seraient nécessaires probablement à cause de notre climat.

    Un va-et-vient continu (4 à 6 bateaux) pendant les heures de pointe dans les axes de l'estacade, peut-être aussi à Ste-Catherine et au Pont J-C. Il faut contourner la voie maritime.

    Comme mesure d'atténuation lors des travaux: Pont Champlain, Pont Mercier, Pont Tunnel ce et l’échangeur Turcot serait assez efficace et agréable en plus. Tout le monde aime aller en bateau après tout.

    Je pense que la population y prendra goût et voudra les maintenir même après les travaux. En plus, la population pourra se réapproprier leur fleuve que l'on cherche à faire depuis des décennies.

    Des travaux d'aménagement devront être fait pour les quais des deux rives.

    Ce serait gagnant-gagnant pour tout le monde.

  • Sylvain Allard - Inscrit 8 juillet 2014 12 h 40

    La Chasse-galerie

    La Chasse-galerie est une légende, mais faut pas rêvez. Chez moi y'à pas de court d'eau. Pis en plus ce serait pas possible l'hivers dans certaine zone; Pis y fait fraitte! Un autre beau rêve de Monsieur Coderre; ou derais-je dir Monseigneur Coderre? Et de plus penson au coût des travaux!