Montréal vole au secours de la Maison Marguerite

Montréal vole au secours de la Maison Marguerite, un refuge pour femmes sans abri qui, faute d’argent, craignait de devoir fermer 6 de ses 18 lits. La Ville octroiera à l’organisme une aide financière exceptionnelle et non récurrente de 200 000 $.

 

En mai dernier, la directrice de la Maison Marguerite, Martine Rousseau, et la députée de Gouin, Françoise David, de Québec solidaire, avaient lancé un cri d’alarme concernant la menace qui pesait sur les services offerts par l’organisme.

 

Fondée en 1976 par la Congrégation des soeurs grises, la Maison Marguerite a un service d’hébergement d’urgence de 18 lits avec un taux d’occupation de plus de 100 %. En 2007, le refuge a ouvert six lits financés par ses propres campagnes de financement et il tente, depuis sept ans, d’obtenir une subvention de l’Agence de la santé et des services sociaux pour les garder ouverts, mais en vain.

 

Aide d’urgence

 

Le maire de Montréal, Denis Coderre, n’est pas demeuré indifférent à l’appel lancé par l’organisme. « J’ai été un peu horripilé dans le dossier concernant la maison Marguerite. Il manquait des fonds de façon récurrente, mais j’ai pris sur moi de proposer que, pour cette année, on puisse emboîter le pas », a-t-il expliqué lors de la réunion du comité exécutif, la semaine dernière.

 

« On a enlevé les pics [anti-itinérants] parce que c’était inacceptable, mais il faut quand même, de façon ponctuelle, qu’on soit en mesure de répondre à des besoins. Ce sera pour cette année, mais pas de façon récurrente », a prévenu Denis Coderre, en rappelant que le gouvernement du Québec a promis pour l’automne un plan d’action de lutte contre l’itinérance.

 

La semaine dernière, les élus montréalais ont donné leur aval à une aide financière de 50 000 $ à la Maison Marguerite, à laquelle s’ajoutera ce mercredi un montant supplémentaire de 150 000 $. Cette somme de 200 000 $, qui correspond au montant réclamé par l’organisme, devrait permettre le maintien des six lits en danger.

 

Il n’a pas été possible, mardi, d’obtenir les commentaires de la directrice de la Maison Marguerite.

4 commentaires
  • Nicole D. Sévigny - Abonnée 2 juillet 2014 10 h 47

    Mathématique...?????


    200,000$ divisés par 6 = 33,333. 33$ par lit pour une année ???
    Il faut mettre tous les dollars...je dis bien tous les dollars..sur les lits !
    et je me répète... sur...et uniquement... sur les lits.
    Or, je comprends que lits = besoins pour les nécessiteux ! pour les nécessiteux !
    Donc, seulement les nécessiteux...auront cette nécessité !

    Ne jamais perdre de vue que ce montant n'est pas récurrent...

    • Hélène Mai - Inscrite 4 juillet 2014 11 h 09

      Bonjour Mme Sévigny,
      L'argent ne va pas seulement pour l'achat des lits mais tous les services qui sont compris! Il faut quand-même payer pour le salaire des intervenants etc... Et oui c'est un montant non récurrent donc cela ne fait que pelleter le problème à une prochaine année!

  • Claire DuSablon - Abonné 2 juillet 2014 12 h 22

    Problème de santé relevant du Ministère

    Le Ministère de la santé du Québec agit comme le gouvernement fédéral, en abandonnant ses responsabilité à la ville. Les problèmes de santé mentale relèvent du Ministère de la santé.

    • simon villeneuve - Inscrit 2 juillet 2014 20 h 28

      Ca revient au meme ...

      De la poche gauche de la ville ou de la droite du ministere de la sante , c'est le meme argent qui sort de nos poches .