Opération séduction pour Mélanie Joly

Mélanie Joly garde le cap sur 2017 et réitère son intention d’être candidate à la mairie de Montréal lors du prochain scrutin. En attendant, sa formation politique, le Vrai changement pour Montréal, a lancé dimanche une campagne d’adhésion. Au cours des prochains mois, le parti espère recruter 2000 membres et amasser 30 000 $

 

Même si l’échéancier électoral est encore loin, Mélanie Joly prépare le terrain en vue du scrutin de 2017. Lors d’une journée de travail qui s’est déroulée au collège Maisonneuve dimanche, élus et militants ont fait le point sur les activités du parti et lancé une campagne pour accroître le nombre de membres.

 

Lors des élections de novembre 2013, Mélanie Joly était arrivée deuxième dans la course à la mairie de Montréal et avait fait élire huit candidats, dont quatre siègent au conseil municipal.

 

Le Vrai changement pour Montréal a terminé l’année 2013 avec un déficit de 106 420 $, mais le remboursement public des dépenses électorales lui a permis de renflouer ses coffres. « On n’est pas riches, mais on n’est pas endettés », a assuré Mme Joly, qui se targue d’avoir mené campagne avec des moyens modestes. Rappelons que les dépenses électorales de la formation de Denis Coderre s’étaient élevées à 1,168 million de dollars, contre 251 938 $ pour le Vrai changement.

 

Consultante

 

Comme sa colistière n’a pas été élue en novembre dernier, Mme Joly n’a pu obtenir un siège à l’hôtel de ville. En marge de son rôle de chef de parti, elle est donc devenue consultante — à son compte — en management et en communication. « Je m’assure de respecter le code de déontologie des élus, même si je ne suis pas élue », a-t-elle dit.

 

Elle a par ailleurs entrepris la rédaction d’un livre sur sa « philosophie politique » qui paraîtra à l’automne, espère-t-elle. « L’État est un peu déconnecté des citoyens et mal adapté aux nouveaux enjeux qui sont les changements climatiques, la démocratisation de l’accès à l’information et la croissance des inégalités. Dans ce contexte-là, j’arrive à des pistes de solutions pour réformer le système », a-t-elle expliqué.

 

Tout en reconnaissant les efforts faits par l’administration Coderre pour améliorer les communications avec les citoyens, Mélanie Joly estime qu’une certaine opacité demeure et que des problèmes en matière de gestion des infrastructures persistent.