Le réglement municipal P-6 est là pour de bon, dit Coderre

Richard Bergeron (à droite), en compagnie du leader parlementaire de Projet Montréal, Marc-André Gadoury
Photo: - Le Devoir Richard Bergeron (à droite), en compagnie du leader parlementaire de Projet Montréal, Marc-André Gadoury

Le maire Denis Coderre a réitéré lundi soir son appui à l’application par les policiers du règlement P-6 qui interdit le port du masque et exige un itinéraire lors de manifestations. Selon son administration, le règlement n’a été appliqué que deux fois depuis le début de l’année 2014.

 

« L’administration Coderre appuie ses forces policières. Ce sont des gens qui ont suivi une formation, des professionnels », a déclaré le maire lorsqu’une citoyenne l’a questionné sur le règlement controversé à l’occasion de la séance du conseil municipal lundi soir. « Tant que je serai maire de Montréal, P-6 est là pour rester. Dans une métropole qui se respecte, je ne vois pas pourquoi — et ça se fait dans le reste du monde — on ne donne pas un itinéraire. Au Canada et à Montréal, on n’a pas besoin de porter un masque pour manifester. »

 

Dans une motion qui sera débattue mardi, Projet Montréal demande que l’administration présente un bilan de l’application du règlement modifié en 2012. La responsable du dossier au comité exécutif, Anie Samson, a promis un tel bilan pour la séance du conseil municipal de juin.

 

Mme Samson a par ailleurs soutenu que le règlement P-6 n’avait été appliqué que lors de 2 des 94 manifestations ayant eu lieu en 2014, soit lors des rassemblements du 15 mars et du 1er mai. Rappelons que la manifestation du 15 mars dernier était organisée par le Collectif opposé à la brutalité policière alors que celle du 1er mai était une initiative de la Convergence des luttes anticapitalistes (CLAC).

 

Le SLR

 

Les élus montréalais auront aussi l’occasion, mardi, de discuter du système léger sur rail (SLR) sur le futur pont Champlain. Inquiet des hésitations du ministre des Transports, Robert Poëti, à l’égard du SLR, Richard Bergeron tentera d’obtenir du conseil municipal qu’il se prononce en faveur de ce mode de transport. Le chef de l’opposition n’a pu obtenir l’assurance que l’administration Coderre accueillerait sa motion d’urgence, puisque celle-ci a refusé, lundi, de l’inscrire à l’ordre du jour.

 

Ce qui semble être un simple désaccord de procédures a été perçu par Richard Bergeron comme une source supplémentaire d’inquiétude. Pourtant, Denis Coderre a réitéré sa position favorable au SLR. « Je pense que le SLR, c’est l’avenir », a dit le maire lundi.

 

Projet Montréal entend aussi obtenir l’appui du conseil municipal pour demander à Québec un resserrement de la Loi sur l’intégrité en matière de contrats publics. Les entreprises de construction doivent obtenir l’autorisation de l’Autorité des marchés financiers pour obtenir un contrat public, mais ces règles ne s’appliquent pas aux contrats de service ou à la fourniture de matériaux, déplore Projet Montréal.

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Marcel Côté: un grand Montréalais, un géant

Les élus montréalais ont rendu hommage, lundi, à l’homme d’affaires et ex-candidat à la mairie de Montréal Marcel Côté, décédé dimanche d’un infarctus à l’âge de 71 ans. « C’est un choc d’apprendre le décès hier de mon nouvel ami, mon complice, mon conseiller, un grand Montréalais, un géant qui est Marcel Côté », a dit le maire en rappelant avoir découvert des « atomes crochus » avec le cofondateur de SECOR pendant la campagne électorale. Des membres de Coalition Montréal ont aussi fait l’éloge de leur ex-chef. Le maire du Sud-Ouest, Benoit Dorais, a décrit M. Côté comme un homme « passionné » et « infatigable » qui permettait la dissidence sur certains dossiers. Denis Coderre proposera des funérailles officielles pour Marcel Côté si sa famille y consent.

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