Les partis politiques terminent l’année avec un déficit

Richard Bergeron, Mélanie Joly, Marcel Côté et Denis Coderre alors qu’ils étaient candidats à la mairie de Montréal, en octobre 2013.
Photo: Michaël Monnier -Le Devoir Richard Bergeron, Mélanie Joly, Marcel Côté et Denis Coderre alors qu’ils étaient candidats à la mairie de Montréal, en octobre 2013.
Trois des principaux partis montréalais engagés dans la campagne électorale municipale de 2013 ont clos l’année financière avec un déficit. Alors que la dette du parti du maire Denis Coderre s’élève à 345 938 $, celle de Coalition Montréal, de Marcel Côté, atteint 174 614 $. De son côté, Projet Montréal, dirigé par Richard Bergeron, a terminé 2013 avec un déficit de 20 954 $.

Les rapports financiers des partis montréalais ont été rendus publics mercredi matin. Le Vrai Changement pour Montréal, la formation de Mélanie Joly, a toutefois omis de déposer son rapport dans les délais requis.

« Le rapport est prêt, mais on est en attente de notre vérificatrice », a indiqué au Devoir l’attaché de presse de Mme Joly, Frédéric Lepage.

La loi prévoit qu’un parti n’ayant pas respecté les délais prescrits s’expose à une pénalité de 50 $ par jour de retard. Au dixième jour, l’élu ayant reçu le plus grand nombre de votes — la conseillère Justine McIntyre dans le cas du parti de Mme Joly — peut perdre son droit de siéger au conseil municipal. Le rapport sera déposé au plus tard vendredi, assure toutefois M. Lepage.

Dons et emprunts

Le bilan financier de l’Équipe Denis Coderre révèle que le parti a recueilli des dons totalisant 453 743 $ en 2013 et qu’il a contracté deux emprunts totalisant 1,046 million.

Le rapport de dépenses électorales rendu public en janvier dernier avait d’ailleurs révélé que le parti du maire avait dépensé 687 000 $ en publicité même si, en se lançant dans la course, Denis Coderre avait affirmé qu’il mènerait sa campagne électorale sans pancartes.

Le parti termine dans le rouge, mais la campagne elle-même ne s’est pas soldée par des dettes, assure Denis Coderre. « Il n’y a pas de dette électorale. Il y a eu des dépenses avant l’élection et des dépenses après l’élection, notamment au niveau de la contestation judiciaire, ce qui explique les montants », a-t-il expliqué au Devoir.

Pour sa part, Projet Montréal a récolté des contributions de 325 785 $ au cours de l’année 2013 pendant que Coalition Montréal a touché 323 404 $ de ses donateurs.

Le chef de Coalition Montréal, Marcel Côté, affirme que la situation financière de son parti est « sous contrôle » bien qu’il reste encore 100 000 $ de créances à régler. Il continue toutefois de réclamer des modifications à la Loi sur le financement des partis municipaux.

Le Vrai Changement pour Montréal a récolté des dons totalisant 132 622 $ et contracté des emprunts de 112 800 $, a indiqué Frédéric Lepage. La formation devrait clore l’année financière avec un excédent de 35 000 à 70 000 $, avance-t-il.

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