Richard Bergeron formule sept demandes pour la métropole

Richard Bergeron profitait vendredi du jour 3 de la campagne électorale pour formuler sept prises de position qu’il aimerait voir être adoptées par les chefs des différents partis, dont plusieurs touchent le transport.
Photo: Pedro Ruiz - Archives Le Devoir Richard Bergeron profitait vendredi du jour 3 de la campagne électorale pour formuler sept prises de position qu’il aimerait voir être adoptées par les chefs des différents partis, dont plusieurs touchent le transport.

Du recouvrement de l’autoroute Ville-Marie — une possibilité qu’à déjà rejeté le Parti québécois — à la réfection des écoles de quartier vieillissantes, Richard Bergeron se tourne vers les chefs des principales formations politiques pour exiger des engagements de leur part pour la métropole.

 

Le chef de l’opposition officielle à l’Hôtel de Ville de Montréal profitait vendredi du jour 3 de la campagne électorale pour formuler sept prises de position qu’il aimerait voir être adoptées par les chefs des différents partis, dont plusieurs touchent le transport.

 

« Tous les partis qui aspirent à gouverner le Québec ont le devoir de veiller à la vitalité économique, sociale et culturelle de sa métropole », dit-il.

 

Infrastructures et énergie

 

Projet Montréal demande à Québec de maintenir le tarif préférentiel « L » de la Société de transport de Montréal auprès d’Hydro-Québec, ce qui permet des économies d’environ 500 000 $ par an.

 

Il exige aussi la création d’un fonds consacré au financement du transport, dont la moitié serait consacrée au financement des infrastructures routières, et l’autre au financement du transport en commun.

 

« Le gouvernement est bien au courant de la nécessité d’investir des sommes pour remettre à niveau nos infrastructures et pour relever d’un cran le réseau de transport en commun. […] Sans ce fonds, je ne vois pas comment Montréal pourra reprendre du mieux », a indiqué M. Bergeron.

 

La transformation de la rue Notre-Dame en boulevard urbain, la reconstruction de l’échangeur Dorval, retardée depuis près de six ans, et le recouvrement de l’autoroute Ville-Marie complètent la liste. Même si Québec a réservé un accueil glacial à leur proposition, le maire Denis Coderre et le chef de l’opposition gardent le cap sur leur projet de recouvrir une partie de l’autoroute Ville-Marie d’ici 2017.

 

Le chef de projet Montréal aimerait par ailleurs que ce soit Montréal qui accueille l’Institut du transport électrique envisagé par le gouvernement Marois, et censé faire du Québec un chef de file en la matière. Les villes de Blainville, Longueuil et Varennes ont déjà montré un vif intérêt pour l’Institut.

3 commentaires
  • Louis Gérard Guillotte - Abonné 8 mars 2014 07 h 55

    Et le tramway lui?

    Montréal,toute métropole qu'elle soit,ne pourra rivaliser de convivialité avec,par ex-
    emple,les villes moyennes européennes qui elles font circuler des tramways silen-
    cieux et non polluant.Dans cet Institut du transport électrique,y aura-t-il un volet
    pour permettre à Bombardier,grand spécialiste et fabriquant de tramway en Europe et
    ailleurs de par le vaste monde,d'asseoir fièrement son savoir faire en la matière afin
    de déservir le marché américain, canadien et plus encore vers le sud?

  • Jean Richard - Abonné 8 mars 2014 09 h 35

    La ville et la campagne

    La campagne électorale officielle est à peine commencée que déjà on sent cette obsession des candidats à éviter à tout prix de parler de la métropole du Québec. On a même lu plus tôt cette semaine que Québec-Solidaire n'échappait à la tendance en essayant de faire oublier ses racines très montréalaises. Dommage dans ce dernier cas car Montréal a besoin d'une voix à Québec et cette voix ne sera ni libérale, ni caquiste et surtout pas péquiste.

    Quant aux demandes de M. Bergeron, elles sont bien légitimes, et souhaitons qu'il entraîne M. Coderre dans ses revendications. On peut quand même exprimer quelques réserves qui touchent le coût et la priorité.

    Le recouvrement de l'autoroute Ville-Marie – Il s'agit d'un projet coûteux. La crainte avec ces projets d'envergure, c'est qu'ils canibalisent les ressources et mettent en veilleuse des petits projets modestes mais qui, mis bout à bout, pourraient transformer Montréal. On remarque par exemple que les transports actifs sont absent du discours de M. Bergeron. Or, malgré son climat, Montréal pourrait devenir un chef de file en Amérique du Nord comme ville où la marche et les transports actifs occupent une grande part modale. Pour ça, il nous faut une politique agressive et la volonté de redresser la ville, un obstacle à la fois, mais rapidement. Chaque intersection périlleuse, chaque bout de trottoir mal dessiné, chaque bout de voirie boiteux, tout ça mis bout à bout finit par coûter cher, mais si on a à choisir entre le milliard $ qui va redresser un kilomètre carré et celui qui va en redresser cent, qu'est-ce qu'on choisit ?

    L'Institut du transport électrique – Si Québec n'en a que pour la voiture individuelle dans ses plans d'électrification, qu'on laisse ça aux banlieues. Le demi-million $ d'augmentation de la facture d'électricité du métro nous en dit long sur la vision du gouvernement québécois. Être chef de file quand on s'engage dans un cul-de-sac, c'est partir du mauvais pied (de la mauvaise roue)...

  • Yvon Marcel - Inscrit 8 mars 2014 11 h 44

    Péage sur tous les ponts et le tunnel

    L’île de Montréal souffre d’une hémorragie, et tant qu’on n’aura pas posé un diagnostique clair de la situation, et pris les moyens pour l’arrêter, ça va continuer à se détériorer. Il s’agit de l’exode de la classe moyenne vers la banlieue, laissant les Montréalais avec tous les problèmes et les frais reliés au développement et au maintien de l’infrastructure et la pauvreté, dont celle provenant de l’immigration récente avec tous les problèmes d’adaptation que cela comporte.

    Une des façons de régler le problème, c’est de responsabiliser l’utilisateur qu’il y a un coût à payer de s’expatrier à l’extérieur de l’île quand on dépend de Montréal pour son travail. C’est de mettre des péages sur tous les ponts et le tunnel qui amènent les banlieusards vers Montréal. Le prix du passage n’est pas ce qui est le plus important, c’est le principe qui compte, celui de l’utilisateur-payeur.

    Il est très désagréable de conduire à Montréal, c’est congestionné presque tout le temps. Il y a beaucoup trop de voiture à Montréal, et beaucoup trop de pollution. La voiture et la pollution sont en train de tuer la ville ; il faut s’attaquer à ce problème.

    Miser sur le développement des transports en commun, faire en sorte que ce métro soit fiable, car c’est devenu une vraie catastrophe. Créer des voies réservées pour les trams, et développer cette grande ville par le développement des transports (je parle ici de l’île, une île, une ville).

    Il n’y a pas d’intérêt de s’expatrier vers la banlieue quand on dépend de l’île pour son travail ; c’est absurde, à moins de pouvoir utiliser les transports publics. Quand aux propriétés privées, il y a encore de nombreux bungalow et cottage non seulement à Montréal, mais sur l’île. Faut simplement chercher.