La STM espère du financement de Québec

Philippe Schnobb, président du conseil d’administration de la STM
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Philippe Schnobb, président du conseil d’administration de la STM

Confrontée à des problèmes financiers, la Société de transport de Montréal (STM) a déposé un budget comportant un trou de 20 millions qu’elle devra combler au cours de l’année 2014. Elle fonde beaucoup d’espoir dans la Stratégie nationale de mobilité durable, qui doit être dévoilée lundi par Québec, pour obtenir de nouvelles sources de financement.

 

« 20 millions, c’est un montant qui semble énorme », a reconnu le président du conseil d’administration de la STM, Philippe Schnobb, devant la Commission des finances jeudi. « Mais on a bon espoir que, dans la nouvelle politique de mobilité durable, il y aura des sommes supplémentaires qui seront accordées au transport collectif », a-t-il ajouté.


Taxe sur l’essence

 

La STM souhaite notamment une augmentation de la taxe sur l’essence, l’application des droits d’immatriculation de 45 $ à l’ensemble de la Communauté métropolitaine de Montréal et une meilleure répartition des revenus dans la grande région de Montréal.

 

Cela fait trois ans que la STM prévoit 20 millions dans son budget pour de nouvelles sources de financement qui ne viennent jamais. En 2013, la STM a terminé l’année avec un déficit de 16 millions que la Ville de Montréal a dû éponger, a reconnu M. Schnobb.

 

La STM a par ailleurs dû effectuer des compressions de 65 millions, augmenter ses tarifs et réduire de 3,1 % l’offre de service d’autobus en dehors des heures de pointe. « D’amener à ce moment-ci une réduction de service, c’est terrible », a commenté le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, en rappelant qu’au cours des dernières années, la STM a déployé beaucoup d’efforts pour accroître l’achalandage dans son réseau.

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