Denis Coderre a dépensé plus que promis

Le maire Coderre soutient cependant que son parti est en bonne santé financière grâce aux dons récoltés.
Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir Le maire Coderre soutient cependant que son parti est en bonne santé financière grâce aux dons récoltés.

De tous les candidats à la mairie de Montréal, Denis Coderre est celui qui a dépensé le plus lors de la campagne électorale de l’automne dernier, franchissant le cap du million de dollars.

 

Les bilans des dépenses électorales rendus publics mardi révèlent plutôt que son équipe a dépensé 1,168 million $ pendant les semaines précédant le scrutin. Et celui qui se faisait fort de gagner la mairie sans pancartes a finalement dépensé 687 000 $ en publicité.

 

« J’ai été attaqué de toutes parts, a-t-il commenté mardi. Il y a eu une campagne assez hargneuse contre votre humble serviteur. Alors, à un moment donné, il faut que tu te défendes en conséquence. »

 

Le maire soutient cependant que son parti a recueilli suffisamment de dons et qu’il est en bonne santé financière. « On n’a aucune dette », a-t-il indiqué.

 

Bergeron, Joly et Côté

 

Projet Montréal, le parti dirigé par Richard Bergeron, a lui aussi consacré plus d’argent que prévu à sa campagne et ses dépenses électorales ont atteint 898 383 $, dont 275 596 $ en publicité.

 

Quant à Mélanie Joly, qui a réussi à se faufiler en deuxième place lors des élections, elle a terminé la campagne électorale de son équipe avec un total de dépenses de 251 938 $. Mais la chef du Vrai changement pour Montréal présentait moins de candidats que ses adversaires, soit 55, alors que 103 postes étaient à pourvoir.

 

La formation de Marcel Côté, Coalition Montréal, affiche pour sa part un résultat déficitaire. Le parti a enregistré un total de dépenses de 817 832 $, mais disposait d’un fonds électoral de seulement 688 200 $, soit un écart négatif d’environ 130 000 $.

 

Remboursement des dépenses

 

Les candidats ayant recueilli plus de 15 % des votes au scrutin auront droit à un remboursement de 70 % de leurs dépenses électorales. Avec 12,79 % des voix, Marcel Côté ne pourra espérer obtenir ce remboursement tout comme une majorité de ses candidats.

 

À la suite du scrutin du 3 novembre, M. Côté avait d’ailleurs demandé une modification rétroactive des règles appliquées aux partis municipaux en matière de remboursement des dépenses électorales.

 

Le gouvernement Marois avait toutefois déclaré qu’il était hors de question d’accéder à cette demande.

 

Lors de la campagne électorale de 2009, les partis de Gérald Tremblay et de Louise Harel avaient dépensé plus de 1,4 million, alors que Projet Montréal s’était limité à un montant de 245 000 $.

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