Denis Coderre fulmine contre les compressions à Postes Canada

Denis Coderre a soutenu que la livraison du courrier à domicile en milieu urbain n’était pas un privilège, mais un droit. «Les gens à mobilité réduite et les personnes âgées ont besoin de ce service-là», a-t-il rappelé.
Photo: - Archives Le Devoir Denis Coderre a soutenu que la livraison du courrier à domicile en milieu urbain n’était pas un privilège, mais un droit. «Les gens à mobilité réduite et les personnes âgées ont besoin de ce service-là», a-t-il rappelé.

Le maire Denis Coderre a qualifié de «franchement dégueulasse» la décision de Postes Canada de mettre fin, d’ici cinq ans, à la distribution du courrier à domicile.

Lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville jeudi après-midi, le maire s’est déchaîné contre la société fédérale et contre Ottawa en leur reprochant de vouloir privatiser le service des postes sans oser l’admettre. 

« On est en train de scrapper le rôle que Postes Canada avait. Postes Canada est un service essentiel. […] C’est un impact de 6000 à 8000 emplois. Dites-le donc que vous voulez privatiser Postes Canada ! », a-t-il lancé. 

Denis Coderre a soutenu que la livraison du courrier à domicile en milieu urbain n’était pas un privilège, mais un droit. « Les gens à mobilité réduite et les personnes âgées ont besoin de ce service-là », a-t-il rappelé. 

Selon lui, Postes Canada devrait réévaluer sa décision. Le maire entend d’ailleurs communiquer avec des membres du gouvernement Harper à ce sujet, notamment Denis Lebel, lieutenant politique du premier ministre conservateur pour le Québec. « Il me semble que le gouvernement canadien devrait faire preuve de beaucoup plus de sensibilité. En passant, de faire ça après la fin de la session, ce n’est pas fort comme timing. Ils devaient avoir peur de se faire poser des questions. » 

Il s’est aussi interrogé sur le déploiement de boîtes de casiers postaux dans les rues de Montréal. « Les maudites boîtes, où c’est qu’ils vont les mettre ? », s’est-il demandé. Il a ainsi suggéré qu’Ottawa envisage de réduire de la fréquence de la livraison du courrier. « J’arrête là parce que je vais me mettre à sacrer. Mais honnêtement, ça n’a pas de maudit bon sens. »

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