Denis Coderre fulmine contre les compressions à Postes Canada

Denis Coderre a soutenu que la livraison du courrier à domicile en milieu urbain n’était pas un privilège, mais un droit. «Les gens à mobilité réduite et les personnes âgées ont besoin de ce service-là», a-t-il rappelé.
Photo: Jacques Nadeau - Archives Le Devoir Denis Coderre a soutenu que la livraison du courrier à domicile en milieu urbain n’était pas un privilège, mais un droit. «Les gens à mobilité réduite et les personnes âgées ont besoin de ce service-là», a-t-il rappelé.

Le maire Denis Coderre a qualifié de «franchement dégueulasse» la décision de Postes Canada de mettre fin, d’ici cinq ans, à la distribution du courrier à domicile.

Lors d’une conférence de presse à l’hôtel de ville jeudi après-midi, le maire s’est déchaîné contre la société fédérale et contre Ottawa en leur reprochant de vouloir privatiser le service des postes sans oser l’admettre. 

« On est en train de scrapper le rôle que Postes Canada avait. Postes Canada est un service essentiel. […] C’est un impact de 6000 à 8000 emplois. Dites-le donc que vous voulez privatiser Postes Canada ! », a-t-il lancé. 

Denis Coderre a soutenu que la livraison du courrier à domicile en milieu urbain n’était pas un privilège, mais un droit. « Les gens à mobilité réduite et les personnes âgées ont besoin de ce service-là », a-t-il rappelé. 

Selon lui, Postes Canada devrait réévaluer sa décision. Le maire entend d’ailleurs communiquer avec des membres du gouvernement Harper à ce sujet, notamment Denis Lebel, lieutenant politique du premier ministre conservateur pour le Québec. « Il me semble que le gouvernement canadien devrait faire preuve de beaucoup plus de sensibilité. En passant, de faire ça après la fin de la session, ce n’est pas fort comme timing. Ils devaient avoir peur de se faire poser des questions. » 

Il s’est aussi interrogé sur le déploiement de boîtes de casiers postaux dans les rues de Montréal. « Les maudites boîtes, où c’est qu’ils vont les mettre ? », s’est-il demandé. Il a ainsi suggéré qu’Ottawa envisage de réduire de la fréquence de la livraison du courrier. « J’arrête là parce que je vais me mettre à sacrer. Mais honnêtement, ça n’a pas de maudit bon sens. »
9 commentaires
  • michel lebel - Inscrit 12 décembre 2013 17 h 42

    On se ménage!

    Qu'il se calme(en public) le pompon, le nouveau maire! Qu'il ménage son vocabulaire, sinon il va se faire rabrouer par notre nouvel académicien!


    Michel Lebel

    • Olivier Lamarche - Inscrit 12 décembre 2013 19 h 32

      Je suis pas le plus gros fan de Coderre, mais disons seulement que
      ça fait changement de Tremblay

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 13 décembre 2013 08 h 12

      «rabrouer par notre nouvel académicien» ???

      Pas si sûr. Peut-être que les phrases de celui-ci seraient plus longue, mais pas moins virulentes !

      La concision n'est pas nécessairement un défaut ! Et l'avantage est qu'il n'y s'y trouve pas de mots par lesquels il peut couleuvrer pour s'en sortir comme certains autres qu'on connait !

      Difficile pour lui maintenant de faire croire qu'il a été mal comprit ou cité !

      Moi, les chantres du flou qui commence leurs phrases en disant une chose et qui finissent en soutenant le contraire, ou qui vident de sens les mots qu'ils emploient à ne plus reconnaitre ce qu'ils sont, ce qu'ils valent et ce qu'ils veulent dire... j'en ai assez ! Pas vous ?

      Le bonhomme est fils de menuisier, il sait qu'on ne plante pas un clou avec un tournevis. Bang !

      Ah, la menuiserie, ça mène à tout !

      PL

      P.S. Qu'est-ce qu'il faisait dans la vie le père de Labeaume, y a t'il quelqu'un qui le sait ?

  • Claude Lachance - Inscrite 12 décembre 2013 17 h 52

    Merci Monsieur Coderre de le dire pour nous. Lancer une pétition ...???

  • Denis Marseille - Inscrit 12 décembre 2013 20 h 10

    Je comprends pas

    C'est drôle que lorsqu'on a pris la même décision pour les banlieues et les régions, on s'est jamais empêtré de savoir comment les gens à mobilité réduite de ces endroits se démerderaient.

    Ha oui, c'est vrai. Les gens de la ville, eux, ont des droits...

    «Denis Coderre a soutenu que la livraison du courrier à domicile en milieu urbain n’était pas un privilège, mais un droit.»

  • Solange Bolduc - Inscrite 12 décembre 2013 21 h 18

    Encore la ruine-babine...

    parlant sans en connaître le fin fond de l'histoire ou du raisonnement logique, pour le bien véritable des montréalais...Il se fait aller les babines, le maire ! Et quelle substance !

    La mise en brande du bulldozer ! J'le savais-tu !?

  • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 12 décembre 2013 23 h 00

    Pareil

    Je ne pensais jamais écrire cela, mais je suis d'accord avec la réaction de M. Coderre. Je fulmine.

    La situation économique actuelle de Postes canada est dûe à l'inertie de ses dirigeants. Pendant qu'ailleurs, on diversifie, multiplie, trouve des partenaires, cette institution a regardé le train passer.

    Et on nous menace maintenant d'abolir le service fondamental de Postes Canada ?

    Les Publisacs sont distribués toutes les semaines. On a déjà une solution d'urgence...

    • Pierre Lefebvre - Inscrit 13 décembre 2013 08 h 26

      Ceux qui distribuent les publisacs n'ont pas à la tête de leur entreprises des floppées de câdres à rien faire sur le bras de la population !

      Regardez bien, le service sera diminué, mais pas le nombre de cravatés au top !

      Contredisez-moi quelqu'un, n'importe qui ! Nommez-moi une seule place où la direction à décidé de diminuer les cadres, n'importe-où ! Au fédéral, provincial, municipal, n'importe-où !

      Bientôt : Tous des chefs, plus d'indiens ! Pis on laisse faire, pis on dit rien, pis on accepte. Bande de caves !

      PL